N'importe quel agent immobilier débutant, engoncé dans un costume aussi moulant que la peau d'une Knackis, vous le dira mieux que moi: on ne vend pas un produit mais du rêve!
Mais alors, si un rêve est un but à atteindre, comment appelle-t-on le fait de faire croire à une cougar en fin de carrière que, grâce à une crème, au composant révolutionnaire issu des recherches les plus secrètes et les plus poussées de la NASA et coûtant deux fois l'allocation chômage mensuelle d'une espagnole, elle aura la même peau que l'adolescente ukrainienne, (dans le magazine qu'elle feuillette du bout de ses doigts aussi boudinés que french-manucurés en attendant son rendez-vous avec le phlébologue du centre de santé), qui, ironie du sort est aujourd'hui, et tour à tour, porte-manteaux anorexique pour des chiffonniers hors de prix et cobaye pour des laboratoires "crèmatologiques" tout ça, parce que le jour où, le maquereau qui venait lui vendre du rêve sur les trottoirs de Paris, (accompagné par deux de ses cousins et associés ainsi que d'un AKA-47), est tombé en panne d'essence sur une petite route de campagne, peu familier qu'il était avec la consommation outrancière de sa nouvelle Maseratti quattroporte!
De la publicité mensongère? De la publicité honteusement, outrageusement et plus qu'évidemment mensongère?
Pas du tout! De la publicité tout court!
Du moins, c'est la version officielle des services juridiques où chaque mot est choisi avec bien plus de soin qu'un mari sur Meetic!
Il arrive cependant que quelques publicités, (à cause d'un budget ou d'un timing trop serré, d'un créatif perché depuis peu sur un autre degré de compréhension des choses ou d'un service juridique en rapport avec la taille de la structure), nous vendent, n'ayons pas peur des mots, un rêve de crevards!
Mon Chéri!
En règle générale et jusqu'à preuve du contraire, cette formule est utilisée par deux personnes consentantes pour s'exprimer un amour réciproque mais ça, c'était avant!
Aujourd'hui, "mon chéri", (je vous épargnerai la description exhaustive de ce suppositoire en chocolat chimique, à la consistance morveuse et fourrée à la cerise et au kirsch aussi industriels qu'insipides), prend les traits d'un couple branchouille, elle, (ukrainienne), bonne comme une salope de film X, lui, (français), faux baba-cool genre "je me fringue comme un prof mais vu mon loft de 300 mètres carrés, le cul de ma meuf et la quantité astronomique de bouffe que j'ai servi à mes 50 invités, tu te doutes bien que je n'ai pas leur salaire de merde!", chez qui, au moment du dernier Mon Chéri, on comprend très vite qui entretient qui!
Shakira a beau minauder pour l'avoir mais quand le patron dit "non", c'est non!
Pas de bras, pas de chocolat!
Petite touche d'humour oblige, histoire de ne pas rester sur la pitoyable image d'une famille "mon chéri", le pique-assiette, (latin ou perse), qui a oublié ses clés, son téléphone ou ses capotes, (ou plus vraisemblablement pas assez bouffé), revient frapper à a porte et se rue sur le dernier Mon Chéri sans le moindre "est-ce que, je peux, s'il te plaît, mon cul" avant de prendre la fuite comme un voleur de sac à main, laissant derrière lui un crevard humilié devant une call-girl hilare mais obligée de fermer sa gueule parce qu'elle ne tient pas les bonnes bourses!
"Mon Chéri": l'accord parfait entre l'homme moderne et la femme actuelle!
lundi 10 décembre 2012
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