vendredi 7 décembre 2012

Vous n'aurez pas ma liberté...de conscience

Dans deux semaines, jour pour jour, Paco Rabanne lancera sa première collection de prêt-à-porter à base de peaux de bête et de restes humains à moins que la terre entière ne découvre que Paco a des origines incas et non pas égyptiennes comme il le soutenait.
En attendant, au lieu de me fabriquer un abri anti-atomique en bon fils de maçon que je suis et de le bourrer de boîtes de conserves et de bouteilles d'eau, histoire de répondre aux besoins de ma famille tout en ménageant une part spéciale marché noir au cas où ma compagne ait envie d'un vernis à ongle pour aller ramasser des glands de chênes pour la soupe, je continue ma réflexion sur les étranges similitudes entre la politique et la publicité.
Comme vous l'avez déjà remarqué, mon intérêt pour la politique est aux antipodes de celui d'une cougar pour les minets à peine sortis de leur première pénétration consentante.
Néanmoins, mes tendances publivores et un sens de l'observation que j'aime à croire acéré, ne me permettent pas de passer outre ce lien de parenté évident avec la facilité déconcertante des dirigeants de la BBC face à des décennies de scandales sexuels!
Malgré des preuves aussi accablantes qu'évidentes, je m'étonne néanmoins de ne pas l'avoir réalisé plus tôt.
J'ai pourtant vu que les promesses écrites en grosses lettres ne sont jamais tenues à cause des conditions écrites en toutes petites lettres et tout en bas de la page, que le but d'une campagne n'était pas de répondre à  un besoin mais de vendre un produit qui en créerait d'autres et que la démagogie était plus rentable qu'une spécialité.
L'électeur est un consommateur comme un autre et à ce titre il ne demande qu'une chose: être séduit, être valorisé, être unique!
Il faut être chômeur avec les chômeurs, entreprenants avec les entrepreneurs et dynamique avec les jeunes!
Parler de publicité mensongère, du moins dans les pays riches, est un euphémisme et une forme de redondance pour tous sauf pour la loi car je me répète, toute la véracité des gros caractères se trouve dans les petits.
Le dernier exemple en date est celui de l'ami François face aux maires de France à propos du mariage gay.
A lui seul, son service de communication, comme quoi il ne faut pas être mauvais langue, à trouvé LE moyen de tenir une promesse...sans jamais la tenir: la liberté de conscience!
Alors, si vous êtes gays, c'est à dire un consommateur et par ricochet un électeur comme un autre, vous aurez compris que si vous vous faites refouler à l'entrée de la mairie comme un africain devant l'Hôtel Costes, ce ne sera pas la faute de la Maison Mère mais en Raison du Maire!
Subtil! Encore fallait il y penser!
Reste à savoir comment réagira ma compagne lorsque je l'aurais trompée en invoquant ma liberté..de conscience!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire