
"Tu taggues, on t'nique!".
Simple, efficace, policier!
Ainsi devisait on entre forces de l'ordre et "peintres" de banlieue dans les années 80.
Aujourd'hui, grâce à Cartier, on peut bomber et finir au musée!
Frotter une pierre, (qu'un pauvre africain a tenté de voler pour nourrir sa famille en l'avalant avant de se faire ouvrir le bide ou avoir perdu son emploi après examens positifs de sa merde) et réussir la prouesse de la fourguer à des princes arabes ou de richissimes hommes d'affaires russes, (une fois nettoyée de sa merde, pour le prix de 600 ans de salaire du pauvre africain qui, entre temps, a du mourir de faim, d'une balle ou pour les plus chanceux, de vieillesse, c'est à dire, en jargon du métier, d'épuisement), est l'aboutissement de la chaîne alimentaire du luxe!
A bien y réfléchir, je ne vois aucune espèce de différence entre le commerce équitable et le commerce du luxe, tous deux offrant, en effet, des revenus nécessaires pour assurer l'alimentation de l'esclave noir et de l'employé blanc, tout en garantissant le bon partage des riches avec les pauvres!
Fort de cette réussite, et dans l'attente de la labellisation de l'univers du luxe en commerce équitable, Cartier réitère son savoir-faire en exploitant la misère humaine des taggueurs de banlieues pauvres dans le cadre d'une exposition, qui a plus le goût d'un retournement de veste que d'un hommage au talent, où des milliers de "rebelles chics" se gargariseront plus volontiers d'avoir obtenu une entrée, (par le biais de la voisine de la mère de la caissière de Franprix dont la soeur est comptable pour une société de location de tables et accessoirement en couple avec un vendeur de chez Cartier), que devant l'obstination et les risques pris par ces artistes il y a vingt ans, à une époque de leur vie, où le seul luxe était de pouvoir s'offrir des bombes de peinture pour colorer leur quartier, pendant qu'à l'autre bout de la planète, des pauvres types se faisaient fouiller leur merde!
Vous aimez le luxe? Offrez-vous celui de ne pas y aller!

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