jeudi 22 octobre 2009

Sortez couverts!


Ah les copines du garçon de café, à l’éternel filet de bave épais comme une coulée de lave et au regard plein de la fierté que doit éprouver un poulet martyr pour le dieu KFC !

Dire que je rêvais d’être une rock star pour me taper la terre entière alors qu’il me suffisait d’être garçon de café branché !

Voilà exactement le genre de constat, dont je me serais volontiers passé, qui me donne l’impression d’avoir raté ma vie.
Ajoutez à ça, deux connes de vingt ans qui jouent les dames du monde avec l’argent de poche de la semaine, (clope au bec, verre de vin rouge, plateau de fromage et discussions aussi profondes que celles que doivent avoir leurs parents au sujet de leur avenir après la fac), un mec qui doit se faire chier puisqu’il saupoudre son sucre dans le café au lieu de le verser comme tout le monde, (d’un trait au centre) en espérant peut être avoir moins à touiller et un caractériel qui passe plus de temps à froncer les sourcils à chaque déplacement suspect qu’à lire ce putain de bouquin qui encombre toute sa table et vous comprendrez aisément ma difficulté à vous pondre un article sur ces bonnets à la con qui se multiplient dans nos rues à mesure que le thermomètre baisse, (difficulté trahie par une introduction dont l’espérance de vie se rallonge à mesure que de nouveaux spécimens débarquent par charters entiers à la terrasse du café !).

A ce stade, vous vous demandez peut être où je veux en venir et vous n’êtes pas les seuls car, figurez vous que moi aussi, je me pose toujours la même question à mesure que j’écris !

Le plus dur n’étant pas de choisir un thème mais de comment l’introduire, (les chasseurs de boîte de nuit, au QI de papier cul, seront peut être les seuls à saisir la puissante profondeur de ma parabole, hélas), j’avance donc à tâtons !

C’était sans compter sur ce petit détail, (comme c’est souvent le cas pour les experts de Miami qui, grâce à un morceau d’os de patte de poulet dans les excréments de la victime, ne vont pas tarder à suspecter la femme de ménage haïtienne de meurtre, sur fond de rites vaudous, au lieu de s’acharner sur John, ex petit ami de la victime et responsable de caisse chez KFC), qui n’allait pas tarder à retenir toute mon attention : une boule d’acrylique vert sapin restée collée sur la barbe de trois jours du serveur après une énième bise aussi enfiévrée que le premier cunnilingus d’un ex-taulard !

Ce n’est pas tant la peluche qui me gêne et encore moins sa composition mais l’ensemble : une peluche en acrylique issue d’un bonnet en acrylique !

Bien sûr le garçon de café aurait eu l’air aussi con avec un poil pubien ou un bout de salade mais ce que je ne supporte pas, par dessus tout, c’est que, même dans un contexte de crise mondiale, (qui ne semble toucher, en définitive, que ceux qui ont joué avec leur fric et surtout avec celui des autres), on puisse encore tolérer de se faire vendre ces espèces d’imitations de vêtements, synthétiques et mal taillés, (ou les deux à la fois si vous vous habillez au marché ou chez Promod !).

Eté comme hiver, le bonnet reste un élément important de la garde-robe, à condition bien entendu de respecter certaines règles élémentaires, à commencer par la forme du visage, (la taille du bonnet devant être proportionnellement l’inverse de la taille du visage sinon vous risquez de transformer un minois de souris en bolet !), la matière, (en synthétique ou autre matière chinoise, il ne verra jamais le printemps) et la couleur, (préférez une couleur, j’ai dit « couleur », (alors reposez immédiatement les noirs et les blancs !), qui aille avec l’ensemble de vos tenues, (vous gagnerez ainsi du temps le matin et de la place dans les tiroirs !) et surtout évitez religieusement ceux à motifs, (trop connotés « sports d’hiver »), qui passent de mode aussi vite qu’un vigile derrière un voleur de piles!

Acheter intelligent ne veut pas dire acheter pas cher mais n’acheter que ce qui vous met en valeur et pour celles et ceux dont la Visa chauffe plus vite qu’un diesel et dont la main est à deux doigts de composer le code, n’oubliez pas le guide :

Ce qui me va, restera ! Le reste s’en va !

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