jeudi 15 novembre 2012

Cent patates!


A force de regarder les publicités, je vais finir par croire que j'ai réellement du talent, comme les régions chez Leclerc, au point de voir ce sombre carnet de notes virtuel devenir un jour La bible des publicitaires et d'être payé à prix d'or pour réussir là où les directeurs artistiques, qui n'ont d'artistique que leur consommation de farine colombienne, ont échoué!

En tant que père d'un enfant qui, s'étant découvert une âme de poète, me gratifie régulièrement de sublimes rimes riches dignes des plus grandes agences de pub et j'en veux pour preuve ses "Kirikou se lave pas, c'est pour ça qu'il sent le caca" et autres "j'ai fait caca parce que j'ai mangé chinois", il m'arrive d'être parfois profondément troublé par l'étrange similitude entre certains slogans et ses envolées lyriques d'un autre temps et, bien que me nourrissant quasi-exclusivement de films d'horreur, je suis à milles lieues d'envisager un cas de possession en ce qui le concerne.

En revanche, je m'interroge sur l'intégrité psychologique de bon nombre de dirigeants lorsqu'ils valident un spot censé défendre leurs intérêts.

Le syndicat de l'amicale des coopératives des professionnels de la pomme de terre arrivant en tête de turc de mes préoccupations!

"La pomme de terre, purée comment c'est bon!".

Si j'étais catholique, j'aurais déjà porté plainte contre le saint siège pour non-assistance à personne en danger!

Comment donc les plus hautes instances religieuses de la planète n'ont elles pas encore dépêché une cargaison de leurs meilleurs exorcistes pour venir à bout de ce cas hors normes?

Seraient ils donc impuissants face à l'attaque de Monsieur Con et sa légion?
La seule explication plausible est que, après la condamnation du secrétaire personnel du Pape, il ne se trouve plus personne pour déposer le dossier sur le bureau, ou que le bureau, entre les affaires de pédophile et celles de viol, n'offre plus de place, sous peine de s'écrouler, pour de nouvelles affaires.

A soigner le mal par le mal, je suggère l'exorcisme hardcore, (loin, très loin du sacrifice de cet exorciste alcoolique, du film éponyme, dont la mère était, au moment des faits et selon les informations émanant du BFM satanique, en train de sucer des queues en enfer), avec des formules de mon cru dont j'aurais aimé, pour des raisons évidentes de clause de non concurrence avec mon fils, taire l'existence:

"la pomme de terre me donne la frite!" ou "avec la pomme de terre, plus besoin de la jet-set pour fréquenter le gratin!".

Comme le dirait Snoop Dogg mieux que moi: suce ma Bintje, biatch!


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