jeudi 15 novembre 2012
Un petit jaune
"C'est normal, les riches c'est fait pour être très riches et les pauvres, très pauvres!"
C'est par ces paroles que Don Saluste, alors à l'apogée de sa gloire, posait les bases du capitalisme mondial.
L'ironie du sort veut que, suite à un complot habilement mené, il se retrouva déchu de ses titres et condamné à faire voeu de chasteté et...de pauvreté!
Prophétie pour certains, démagogie pour les autres, ce concept n'a cependant pas pris une seule ride.
A l'aube de l'entrée de l'Espagne dans le tiers-monde, le détail qui tue est sans aucun doute le fait que ces propos aient été prononcés...à la cour d'Espagne!
Bien sûr ce n'était qu'un film mais, tout comme le constructeur du Titanic qui affirmait que Dieu lui même ne parviendrait pas à le couler, (en l’occurrence il n'a pas eu à bouger le petit doigt divin puisqu'un vulgaire iceberg s'en est chargé), on ne peut que resté interloqué par tant de coïncidences.
Coïncidences, vous avez dit coïncidences? Comme dans "quelle coïncidence, les chinois sont devenus la risée, sans jeu de mot, de la terre entière".
N'ayant pas encore accès aux réseaux sociaux, Don Saluste n'a malheureusement pas pu exporter et imposer son style au delà des frontières du royaume d'Espagne.
Fort heureusement, Michael "il est né le divin enfant, Zuckerger, au choix, selon les sites internet, opportuniste, voleur, produit de la CIA, franc-maçon ou Antéchrist, après avoir dépouillé deux puceaux de leur concept, a mis au point la plus grande arme de communication massive jamais créée par l'homme depuis le Talmud, la Bible ou le Coran: Facebook!
Grâce à lui ainsi qu'à Twitter, sponsor officiel de Justin Bieber, et autres preuves numériques évidentes d'une misère humaine, (où le simple fait de manger un steak est devenu un évènement justifiant une publication à liker), qui je l'espère, à supposer que ce ne soit pas une énième Paco Rabannade, prendra fin le 21 décembre 2012, nous pouvons, sans vergogne, et de façon très officielle, accuser les asiatiques de toutes les plaies d'Egypte qui frappent notre planète à bout de souffle, avec le Gangnam style comme témoin à charge.
Lu, par l'entremise de son biscuit Belvita, ajoute sa petite miette à l'édifice: Monsieur et Madame "jeunes cons trentenaires avec des boulots et un appartement de fous", (version épurée de la quarantaine hipster-fixie-Zadig&Voltaire qui ne représente qu'à peine 2% de la population française, les 98% restants se contentant de céréales et confitures premier prix), se disputent le dernier biscuit quand, pour les départager et désigner l'heureux vainqueur, là où un gentleman l'aurait offert à sa compagne sans conditions, ils se lancent dans la comparaison de leurs emplois du temps respectifs où le mot est lâché: "qui a rendez vous avec des chinois?".
A cet instant précis, digne de la finale de Master Chef, l'avantage pris par Madame semble lui offrir une victoire éclatante et certaine mais c'était sans compter l'argument fatal du conjoint: la réunion avec le service informatique qui est...du chinois!
Bis repetita! Echec! Que reste-t-il comme argument après un doublé chinois? Le français moyen! Madame Poireau, directrice de l'école.
Là où le chinois aurait pu voler le pain du français, c'est justement le français qui est venu rétablir l'ordre! Ouf!
Risquer une troisième guerre mondiale pour un biscuit est peut être la preuve qu'il est sacrément bon,non?!
Pendant ce temps, Monoprix, ami de la nature et du commerce équitable de vitrine, continue d'exploiter des enfants au Bengladesh et Nutella passe à la caisse sans sourciller pour continuer à boucher les artères des adulescents avec de l'huile de palme!
Reviens Paco, le monde a besoin de toi!
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