mardi 13 novembre 2012

Friendly yours!


Pour ceux et celles qui me suivent, et Dieu sait qu'il en faut de la concentration pour ne pas se perdre dans les méandres de mes phrases à tiroirs qui feraient d' Inception la nouvelle comédie de Mister Bean, vous aurez remarqué que parmi tous mes sujets de prédilection, il en est un de récurrent, voire d'omniprésent, si ce n'est d'obsessionnel: le français moyen.

La raison en est fort simple: le riche ne fait pas rire et pour cause, si vous observez bien sa situation, bien que privilégiée, vous constaterez aisément qu'elle n'est qu'une succession fadasse de clichés qui n'en finissent pas de tourner sur eux mêmes: grosses voitures, palaces, haute couture, mannequins et parties fines. La mode étant aux nouveaux verbes, j'apporterai donc ma contribution à l'élan mondial en proposant celui de "Berlusconiser".

Ayant fait voeu de pauvreté en attendant d'être riche, il est bien entendu que toute cette débauche de possessions et privilèges me laisse, comme l'immense majorité de mes concitoyens et congénères, rêveur.
C'est d'ailleurs pour cette raison que, tant que je ne peux pas m'offrir une Bentley Continental GT, j'ai fait le choix ascétique du vélo hollandais.

Cependant, à chaque tirage de l'euro-million, je profite de l'occasion pour essayer, tant bien que mal, de pousser la réflexion de mon fils au delà du "Papa, 100 millions, ça fait combien de malabars?".

En effet, une fois que vous avez acquis un immense appartement, une villa en bord de mer, deux ou trois tonnes de vêtements de marque, quelques voitures de luxe et fait le tour des palaces de la planète, que vous reste-t-il à accomplir? Vous y êtes: rien, si ce n'est renouveler ce que vous avez déjà!

Un "tourner en rond" sans intérêt donc auquel je préfère largement, et pour plusieurs raisons, la descente aux enfers du français moyen.
Pour plusieurs raisons disais-je car cette descente, ne semblant jamais avoir de fin, il ne se passe pas une journée sans que je sois émerveillé de l'abyssale profondeur de la connerie humaine, ce qui a pour conséquence directe le développement et le renouvellement de ma créativité.

A peine avais-je cru avoir tout vu avec la publicité que les programmes télé en rajoutaient une couche puis ce fut au tour des faits divers et aujourd'hui, (que la mode des prêtres pédophiles est aussi ringarde qu'un chanteur des années 80, que l'Ipad est en passe de devenir l'ennemi public numéro 1 de l'éducation nationale puisqu'il n'est jamais ni malade ni en grève et que la durée de vie d'un chanteur est égale à celle d'un poisson rouge domestique), des journalistes ont fait une incroyable découverte qui place le curseur de la médiocrité un cran en dessous du monde connu.

La faute de Marianne! Ou plutôt la fosse dans laquelle nous plonge Marianne et son représentant officiel, notre Winnie l'ourson national, ce président à l'assurance d'un éjaculateur précoce face à une nymphomane, avec son désormais cultissime: Friendly!
Friendly, comme dans gay-friendly..

En un seul mot, une seule et unique initiative aussi personnelle qu'impropre à la consommation, il a su, une fois de plus, me convaincre, (et à ce titre il pourrait revendiquer un titre dans le Guinness Book des Records, à la catégorie "homme le plus maladroit du monde"), qu'en temps de crise, le meilleur placement reste sans conteste le Livret A de la lose: le français moyen!

God save the quiche..french quiche!


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