lundi 10 décembre 2012

Inévitable?

Il était une fois, un acteur américain, (nous l'appellerons Machin pour préserver son anonymat et surtout parce que ce n'est pas avec ce qu'il me reste sur mon Livret A que je pourrai lui verser les dommages et intérêts mirobolants qu'il me demandera avec son armée d'avocats aussi liftés que célèbres), qui se réveille en découvrant dans un de ces magazines qui poussent les femmes aux achats compulsifs et au surrendettement, qu'il a été élu "homme le plus sexy de l'année".
Au vue de son statut de star planétaire, il est évident qu'il n'a pas attendu après ce genre de prix pour se lever plus de la moitié du vivier des plus belles gonzesses de la terre et par conséquent, il adopte l'attitude honteusement hypocrite du mec surpris et amusé!
Quand on sait que pour la totalité des mâles qui peuplent la planète, ce genre de reconnaissance suffirait à calciner tous les neurones disponibles et à annihiler toute ambition personnelle voire tout désir de vivre un jour supplémentaire, sa réaction est pour le moins suspecte!
Mes doutes se confirmeront quelques jours plus tard quand, dans le même genre de revue où vous apprenez comment perdre 20 kilos en une nuit grâce aux pouvoirs aussi surnaturels que prodigieux de l'urine de chat fermentée, ce même acteur apprendra que son rival officieux et non moins ami officiel venait d'être élu, lui, "homme le plus sexy de la planète"!
Quelques vannes sur des plateaux télé, blagues potaches et tapes dans le dos plus tard, on comprend que ça l'a autant fait chier que Simone, shampouineuse depuis 40 ans lorsqu'elle se fit coiffer au poteau par Jennifer, apprentie depuis 10 heures, au moment où, Bernard, plus efféminé qu'un travelo bien qu'hétéro et accessoirement patron du salon depuis près d'un demi siècle, a décidé de créer un nouveau poste de coiffeuse!
S'en suit la quinte flush des stars: remise en question, dépression, alcool, drogue, navets et télé-réalités.
Jusque là, rien d'anormal me direz-vous mais c'était sans compter sur la fée Publicité!
Un matin, pendant qu'il pissait ou se rasait, un mec, quelque part, a reçu la visite de la dite fée, (les mauvaises langues diront qu'il aurait mieux fait de se casser un bras ce jour là), qui lui suggéra un concept révolutionnaire: mettre un homme pour un parfum de femme!
A peine, la braguette était elle remontée que la connerie avait  déjà pris aussi vite qu'une énième rumeur de la mort de Céline Dion!
Nous voici bombardés par un Brad Pitt, (merde j'ai dit son nom, adieu séjour au club pas cher de Djerba!), devenu l'égérie du légendaire parfum de vieille pute Chanel N°5!
Bien que je pense d'instinct à Shakespeare, je dois vous avouer que j'ignore complètement le nom de l'auteur de ce merveilleux texte laminé par les restes de l'homme le plus sexy de-je-ne-sais-plus-quelle-année-et-je-m'en-bats-les-couilles!
Je vais finir par croire les mauvaises langues qui prétendent que Karl et Brad se sont aimés très fort lors d'une soirée à thème parce que, quand on représente le luxe et l'élégance à la française jusqu'au fin fond de la galaxie, je ne m'explique pas pourquoi et comment on accepte de faire d'une star vieillissante et en sur-poids, loin du Delon jeune chez Dior, fagotée comme un fermier texan qui vient de tondre sa pelouse ou de changer le pneu arrière droit de son pick-up Dodge Ram 1500 et au jeu d'acteur plus proche d'un autiste découvrant l'univers carcéral que de Sarah Bernhardt, l'icône de la mythique goutte du parfum qui dormait avec Marilyn Monroe!!!
Heureusement que dans quelques jours c'est la fin du monde, autrement la fée aurait pu frapper de nouveau en nous imposant un remake français de "A single man" avec en tête d'affiche un Franck Dubosc aussi convaincant en gay brisé qu'un vendeur de marrons chaud pakistanais!


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