lundi 10 décembre 2012

La vie, c'est comme une boîte de chocolats

Il aura suffit d'une image pour que je réalise que, plus que le faux nutritionniste, le faux expert en tout et n'importe quoi, la blouse blanche in-dis-pen-sable pour vendre du dentifrice ou n'importe quelle crème antirides ou les vrais-faux cobayes pour un désodorisant ou un savon sur-gras, il y a un personnage que je déteste plus que les courgettes ou le rap français: le chocolatier de chez Lindt!
Quand on sait que ces chocolats de merde, (bien que nettement supérieurs aux tablettes de plâtre maronnasses espagnoles et accessoirement le cadeau de Noël préféré de tous les grands-parents pour leurs petits-enfants et ce, après leur avoir paradoxalement et littéralement pourri l'année avec le spectre des caries,  du diabète de Madame Martin et de la mort de Madame Martin...de cause naturelle), sont fabriqués à la chaîne, (par des ouvriers sans aucune autre qualification que celle d'être ouvriers à la chaîne et obligés de porter de ridicules bonnets de douche blancs jetables en farine de maïs roumain tout ça parce qu'ils n'ont pas  jugé utile de travailler plus à l'école en croyant que le fait d'être scolarisés suffirait pour devenir fonctionnaire ou militaire), dans des usines de banlieues pauvres et inaccessibles, loin, très loin, tant géographiquement qu'esthétiquement des boutiques Pierre Hermé, on est en droit de se questionner sur la pertinence de ce déguisement digne d'un grand chef étoilé comme l'anis et surtout de ce regard passionné, que l'on retrouve également chez le vieux propriétaire de la maison du caramel Werter's originals, plus proche de celui d'un pervers qui fabriquerait dans sa cave, entre ses jeunes pensionnaires en décomposition et à ses heures perdues, des armes-bonbons de sodomie massive que de celui, plus bovin, des juges de Master Chef!
Je ne suis pas con, je sais bien qu'on vend du rêve autrement, comment Monoprix ferait pour fourguer des vêtements "j'aime ma planète" fabriqués au Bangladesh par des paysannes mineures?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire