Tandis que les producteurs de charcuterie corse ne sont pas contents parce que même un sri-lankais, (ayant acquis de la viande de porc, via un vétérinaire moldave véreux, issue des pâturages de Tchernobyl), peut, à condition de coller, au minimum, l'étiquette de ses productions en Corse, utiliser en toute légalité, la prestigieuse appellation de "charcuterie corse", j'en suis toujours à me demander si un gérant de bar à putes, ces fameux bars PMU (Petits et Misérables Usagers), avait, dès le départ et en toute conscience, désiré être l'heureux propriétaire de ce genre d'établissement ou si, au contraire, comme avec une belle femme qui devient "femme" puis "maman" et enfin "la grosse", il n'avait pas anticipé pareille déchéance?
La crinière de la patronne, dont la vigueur est due aux tontes à répétition d'après-guerre et non pas à Franck Provost, contraste avec la décoration figée à une époque où l'on se chauffait encore au charbon, où l'on se dessinait un trait sur les mollets pour donner l'illusion de porter des bas de soie et où Bill Gates n'était pas encore dans les testicules de son père.
Un bol rose "paire de seins", un trophée "dragon chinois" et trois petits singes en bois! Même Valérie Damidot n'aurait pas fait mieux!
Que peuvent donc bien vouloir représenter ces chiures décoratives? Des pierres blanches qui témoignent d'évènements marquants lors de cette descente aux enfers, qui feraient de celui de Dante un vulgaire club Med' ou, version Total Recall, les pièces d'un immense puzzle servant à remonter à la source du problème: le rêve?
C'est sûr que dans de telles conditions psychologiques extrêmes, les affiches de Honda pour leur nouveau CR-V ne trouvent pas en moi un écho immédiat et favorable, avec leur "Poursuivez vos rêves" puisque, au vu du spectacle désolant qui se joue devant mes yeux, (à savoir tous les alcooliques de la ville sans exception, fanfaronnant comme des rennes en rut pour obtenir les faveurs d'une patronne, icône de la vulgarité, fraîchement divorcée et sentant encore le sperme d'officiers allemands), je ne peux me résoudre à accepter l'idée que, quelqu'un, quelque part, réaliserait son rêve en achetant ce tracteur aussi urbain qu'informe au lieu d'une Ferrari ou toute autre voiture inabordable pour le commun des mortels!
Dans dix ans, cette Honda vaudra moins d'un dixième de son prix et fera rire les enfants aussi bien qu'elle fera honte au père tout en étant source de conflits avec la mère qui reprochera à la terre entière les dizaines de milliers d'euros engloutis dans son entretien et surtout les dizaines de milliers de choses qu'ils auraient pu faire à la place!
Cette épave échouera sur le bon coin.fr et, avec un peu de chance et moultes tractations, elle prendra sa retraite dans un pays pauvre en échange de quelques billets qui serviront à peine à couvrir l'achat d'un Ipad pour les 18 ans de l'aîné!
Alors, en bon consommateur que je suis, je vais faire ce que me demande Honda: je vais continuer ma route et poursuivre mes rêves!
vendredi 7 décembre 2012
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