jeudi 13 décembre 2012

un clic et tu ...


Quoi de plus chiant que d'être à une terrasse de café chauffée avec une feuille blanche et un café allongé qui refroidit plus vite que le désir de noircir la dite feuille?
L'observation statique de cette foule "fourmiesque" ne m'évoque rien d'autre que l'étiquette de composition d'un produit:  80% de clones toutes classes confondues, 15% d'adolescents prêts à vendre leur mère au diable pour se différencier, 4% de faux originaux et seulement 1% d'originaux.
L'énumération de mes souvenirs, bons ou mauvais, n'est qu'une somme de fiertés et de regrets.
Bref, je n'ai pas d'inspiration et ça me fait chier!
Je commence à me dire que j'aurais pu faire l'économie, temps de crise oblige, d'un café et rester bien au chaud chez moi, sous la couette devant Arte à faire comme pendant ma grande époque scolaire, c'est à dire apprendre des trucs dont je n'avais strictement rien à foutre et qui, bien qu'étant condamnés à n'être d'absolument aucune utilité durant toute une vie, avaient quand même réussi l'exploit de monopoliser les 2/3 de celle d'un chercheur dont tout le monde se fout, mis à part les 2-3 cons qu'il avait réussi à embarquer dans sa quête!
Cette période de Noël me rappelle l'absurdité de certains cadeaux dont la pile qui sert à leur bon fonctionnement vaut plus cher que le cadeau lui même, (mon fils en sait quelque chose, vous pouvez me croire!) ainsi que celle des achats à répétition du même article dans un bazar chinois ou pakistanais qui se soldent invariablement par l'acquisition à prix d'or du dit article dans un magasin "normal".
La publicité a un prix et c'est valable partout et pour tout, même pour les sites de rencontres!
Il y a plus de chance de trouver des personnes sérieuses et désireuses d'une vraie rencontre, c'est à dire un truc à la Duracell qui dure beaucoup plus longtemps qu'une nuit, (ce qui n'exclut pas, bien évidemment de vivre une belle histoire d'amour de 5 à 7 avant le retour du mari dont on a malencontreusement oublié de cocher la case correspondante à son existence ni d'être la plus belle histoire d'amour d'une carriériste paumée et affamée entre deux promotions dans la prestigieuse fonction publique, si si même là il y en a!), sur un site payant que sur des plateformes gratuites de rencontres de type "pile premier prix" comme Badoo qui, à mes yeux, est et reste Le leader mondial des marchés aux puces de la fripe humaine avec ses millions de crevards dont le physique et l'intelligence bridée comme un scooter pour adolescent ne permettent pas l'envoi d'une impulsion électrique au cerveau au moment de lâcher le numéro de la carte bleue sur les sites payants!
Comme quoi on peut être con et lucide!
 Néanmoins je tiens à remercier Badoo pour l'expérience incroyable et inégalée à ce jour d'une immersion dans la sous-catégorie de la femme d'en bas, elle même sous-catégorie du Bangladesh du désespoir: les restes de Meetic!
Un clic et tu niques!


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