
Assiste-t-on, dans une indifférence générale, (proche du changement imprévu de partenaire après la rencontre du prince charmant de boîte de nuit, plus braconneur que pilier de famille), à la mort de la basket?
Je pose la question le plus sérieusement et le plus solennellement du monde, (bien que mon cynisme naturel peine à me rendre aussi crédible qu'un homme politique quand il s'agit de rassurer les chômeurs en pleine crise mondiale), depuis que j'ai croisé Casimir.
Vous rappelez vous de Casimir, ce gentil dinosaure à la voix aussi merdeuse que son univers de kermesse et qui, malgré un décor de salle des fêtes bulgare, est parvenu, (là où la Playstation et la Xbox réunies ont échoué, malgré une technologie et un prix à flatter n'importe quel famille française moyenne), à nous faire rêver?!
Je m'éloignerais du sujet de cet article si je laissais libre cours à cette réflexion comparative entre, d'un côté les bouts de ficelle, de carton et de bois et de l'autre, les manettes, sons surround dolby digital 3D 12.1 et autres graphismes, ( à vous pousser à croire que, lorsque vous allez tirer sur vos petits camarades, et ce, à la condition sine qua non d'être américain, ils ne vont pas mourir puisqu'ils ne sont rien d'autre que des camarades virtuels) et la part d'imaginaire qu'ils laissent ou offrent à nos enfants.
Comme un exemple vaut mille mots:
Avec des briques, des branches et une boîte de conserve pour phare avant, je traversais mon pays en Harley-Davidson avec mes cousins et buvions des cafés "eau+terre" alors qu'avec une manette, deux ou trois tours de circuit me suffisent, soit à foncer sur les autres adversaires ou rouler en sens inverse, soit à éteindre la console!
Là n'est pas le propos me direz-vous. Remarque pertinente à laquelle j'adhère aussi pleinement qu'à ma femme lorsqu'elle se couche!
Revenons donc, si vous le voulez bien, à nos moutons et plus précisément à notre dinosaure.
Que les plus naïfs d'entre vous se rassurent, (et je tiens à leur présenter par la même occasion mes plus plates excuses pour la mauvaise interprétation qui pourrait, le cas échéant, découler de mes propos ainsi que pour les conséquences fatales pour la santé mentale de certains d'entre eux), lorsque j'affirme avoir croisé Casimir, il est entendu, du moins pour les linguistes, qu'il s'agit là d'une figure de style, une métaphore.
Etant entendu pour tout le monde que, si j'avais réellement rencontré Casimir, je serais à l'heure actuelle le puissant gourou d'une secte dans le sud de la France vers lequel des millions de pélerins convergeraient afin de connaître la vérité qui les rendrait libres: Casimir a-t-il, oui ou non, un trou du cul ?!
Dans le contexte de ma phrase, je faisais, bien entendu allusion à une fille "boulloïdale", enrobée, (dans tous les sens du terme), d'une espèce de déguisement de fantôme qui lui faisait office de robe, à moins que ce ne fût l'inverse...
Toujours est il que cette bouteille de gaz, ("bouteille de gaz" étant aussi une métaphore visant à décrire, ici, une personne de petite taille, (la hauteur) et de large taille, (la taille), autre synonyme de "mètre-cube"), peut être mue par le désespoir de ne plus rien avoir à perdre ni à prouver, (comme Cendrillon qui ne pourrait se transformer en rien d'autre qu'en...Cendrillon), ou simplement par ignorance, c'est à dire par manque ou absence d'amis, n'a pas trouvé de meilleur accessoire pour affaisser un corps, qui, techniquement parlant n'offre pourtant plus de possibilités d'affaissement, que ces immondes ballerines!
Je dis "immondes" car en plus d'être des ballerines, c'est à dire un des pires accessoires que toute l'histoire de la mode nous ait chié, (et qu'elles soient Prada ou Repetto ne change absolument rien à l'affaire), elles étaient noires et vernies!
Plus qu'à Casimir, elle ressemblait à un shadock!
Comme un malheur n'arrive jamais seul, un connard, (ou une connasse, je tiens à la parité), a eu un jour, (au lieu de se faire kidnapper par des terroristes ou d'aller vendre des coquillages à des touristes à Pointe-à-Pitre), l'idée contre-nature d'associer des ballerines à un jean slim!
En guise de circonstances atténuantes, nous pourrons bien entendu évoquer ses années dans l'univers de la mode, la cocaïne, le champagne, l'argent facile et les coups de reins post-défilés, (censés décharger tous le stress accumulé) mais avouez tout de même que, même si son père le battait et que son oncle le violait, on ne peut décemment pas trouver d'explication cohérente à une pensée aussi perverse!
Avait il conscience qu'avec ce mélange satanique, il transformerait toutes les femmes en fourmis: gros cul et petites pattes?!
Parfois il faut savoir toucher le fond pour mieux rebondir. Par conséquent, fort de cette pensée positive, je me permet de replacer la ballerine dans son contexte, à savoir l'évolution de la mode depuis la nuit des temps.
Cinq étapes décisives constituent cette période:
-l'homo-pieds nus
-l'homo-hawaïanas
-l'homo-Nike
-l'homo-ballerines
-l'homo-chaussures italiennes.
A la lecture de ce tableau, nous pouvons donc affirmer avec la même joie non dissimulée que j'éprouve lorsque ma femme me propose des cochonneries, dont une en particulier, que le règne de la ballerine ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir, comme le sont, entre autres, les cols "pelle à tarte" pour nos parents et que, par conséquent, nous sommes à l'aube d'un monde meilleur où les femmes, (tant bien que mal pour certaines d'entre elles, je ne veux pas donner de faux espoirs), ressembleront enfin à des femmes et non plus des fourmis!
De là à ce que les hommes cessent de se comporter comme des porcs...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire