jeudi 22 octobre 2009

Ingrid de Pantacourt


L’hiver est là et les pigeons commencent à se faire chier, tournant en rond sur les trottoirs comme des retraités autour des chantiers alors qu’ils n’étaient censés sortir qu’à peine cinq minutes pour acheter une baguette !

Malgré le froid qui me gèle les doigts de la main droite, (ceux de la gauche étant gentiment blottis contre mes couilles entre mes jambes croisées), et transforme, en moins de temps qu’il en faut pour le boire, mon café chaud du matin en café frappé, je vois encore passer quelques pauvres types en pantacourts !

Sans parler de cause à effet, je peux vous affirmer qu’on ne naît pas pauvre type pour porter un pantacourt mais qu’on le devient en en portant un!

En effet, à quoi d’autre voulez-vous ressembler avec ces shorts trop longs et/ou ces pantalons trop courts ?

Autant je vois un intérêt lorsqu’il s’agit de voitures hybrides, autant parlerais-je d’erreur humaine en ce qui concerne ce genre de vêtement hybride, (« hybride » signifiant dans le cas présent « ni fait ni à faire » ou « fini à la pisse ») !

Comme un malheur n’arrive jamais seul, le pantacourt, en plus d’être inutile, est laid !

Des poches à provisions latérales, des tissus et des couleurs infectes, sans oublier ces immondes élastiques de couches-culottes aux revers, la plupart du temps oranges, (probablement destinés à répondre aux attentes d’hypothétiques baroudeurs, s’ils venaient à devoir traverser un ruisseau tropical alors qu’ils seraient sur la piste d’un animal dont ils ignoreront toujours le nom mais qu’ils aimeraient se taper en méchoui le soir, une fois de retour au campement Tati voyages, après, bien entendu, avoir échappé à des mygales aussi grosses que des lapins et déjoué les plans d’une tribu qui, en plus d’enduire le corps de leurs enfants avec du miel avant de les abandonner à proximité d’une ruche d’abeilles tueuses en guise de rite initiatique de passage à l’âge adulte, de se promener à poil avec une ficelle dans le cul et la bite dans une tige de bambou sur mesure, tirent des flèches empoisonnées !), qui laissent la plupart du temps de non moins horribles traces rouges sur un mollet laiteux et velu, pile entre la chaussette de tennis « bleu blanc rouge » et le pantacourt !

Car il faut bien l’avouer, le pantacourt se porte rarement avec des sandales en cuir, ou au pire, des tongs Hawaïanas, (ce qui pourrait, peut être, j’en doute fort, lui donner un semblant de petit air décontracté), et comme l’aimant attire le fer, le pantacourt attire la merde : marcels Tati, bananes Lacoste, gourmettes en argent, coupes de cheveux provinciales et voitures françaises, (Renault semblant être plus sensible à l’attraction que d’autres) !

Me parler de pudeur ou de gêne occasionnée par le port d’un short, et par conséquent évoquer un « compromis » est un argument qui aurait été valable au 18 ème siècle mais irrecevable à une époque où les strings dépassent du jean, (de cinq à vingt centimètres en fonction de la station debout ou accroupie) et les leggins donnent l’impression que les filles ne vont pas tarder à se promener en collants !

Déjà que les hommes ne savent pas faire à manger, recoudre un bouton ou s’occuper des gosses, si en plus ils ne sont plus foutus de choisir entre un pantalon ou un short, ils feraient mieux d’arrêter de faire des dons de sperme à la première venue, on évitera peut être ainsi la naissance d’un connard du futur qui donnera, à son tour, naissance à une nouvelle « merdecourt » !

Vous avez de la chance que Terminator ne soit encore qu’un film !

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