lundi 12 octobre 2009

Tristan Dior...Enfer et contrefaçon!



Lorsqu'on parle de contrefaçon, ("on" désignant ici les fouilles-merdes payés comme des journalistes de M6 ou de TF1 qui œuvrent en caméras cachées, (où les protagonistes, censés être filmés à leur insu, peuvent raisonnablement être l'employé du self ou le préposé au courrier dans une salle de réunion vide), avec des voix ridicules gonflées à l'hélium, on, ("on" désignant ici les misérables téléspectateurs aussi influençables qu'une adolescente que nous sommes, qui ponctuent systématiquement ce genre de reportage par des "ah les bâtards" ou des "oh les enculés", qui pourraient aussi se traduire par des "oh les enculés" (de journalistes), ils arrivent à nous faire dire "oh les enculés" au moment où ils ont décidé qu'on devait dire "oh les enculés"), se coltine obligatoirement les clichés des réseaux des putes de l'est, des mafieux chinois et de la cocaïne colombienne!


Imaginer le World Trade Center s'écrouler sous le poids de dizaines de milliers de faux sacs Vuitton remplis de centaines de milliers de fausses Rolex ferait éclater de rire le plus radical des moines bénédictins si il n'y avait pas ce putain de doute que ces putains de journalistes avaient réussi à semer dans notre cerveau, rendu disponible par les publicités de TF1!

N'importe quel touriste se retrouverait alors à la douane, afin d'éviter l'angoissante fouille rectale ou la non moins angoissante fin de vie dans une prison turque, à bafouiller des conneries jadis bafouillées par nos chers ministres: "Responsables mais pas coupables!".

Pour être honnête avec vous, je trouve complètement ridicule les démonstrations de force, à grand renfort de tracto-pelles et autres bulldozers de Rolex, Cartier ou Chanel.
On dirait ces arrestations en Seine Saint Denis mises en scène depuis des mois et filmées au petit matin par toutes les caméras de France!

Comme si le pauvre connard de touriste qui a économisé pendant près d'un an pour ce séjour en Thaïlande avec Lastminute ou Opodo, en ayant obligé sa femme et ses enfants à bouffer chez Léon de Bruxelles, avait les moyens de se payer une Rolex à 4000 euros!
Si l'on considère que pour ce même connard, il faille quatre à cinq années d'économies sans vacances et sans Léon de Bruxelles pour s'offrir la dite montre et que pour le prix d'un "family bucket" chez KFC il peut s'en payer une copie, il bénéficie de circonstances très atténuantes pour céder au démon de la contrefaçon qui lui a promis de faire de lui le roi de la chaîne de la nouvelle Peugeot pour ses copains noirs ou arabes ou le prince du chantier de banlieue parmi ses copains portugais ou ukrainiens!

Une fois de plus, je tiens à être très clair: lorsque je parle de contrefaçon, je veux bien entendu parler de la belle contrefaçon, de la copie (presque) parfaite et pas de ces polos Jacoste avec un crocodile aussi gros que mes couilles, (la taille n'étant pas le reflet de la fréquence de mes rapports sexuels mais plus d'un don de la nature, je ne me justifie pas, je m'explique calmement!), ni même de ces T-shirts Tristan Dior en coton aussi fin qu'un string de chez Tati!

Le problème avec ce genre de contrefaçon haut de gamme, c'est qu'elle a la fâcheuse tendance de vous faire demander si les grandes marques ne se foutraient pas un peu de notre gueule...
Pour avoir porté une vraie et une fausse Rolex du même modèle, je dois bien avouer que, mis à part le coût d'achat, je n'ai guère vu de différences marquantes, du moins suffisamment marquantes pour justifier un écart de prix aussi impressionnant que celui, facial quant à lui, de Jean Claude Vandamme!

Certes, Messieurs Wang ou Chong n'ont pas de budget pub, ne financent pas de grands évènements sportifs, (seulement terroristes) et qu'ils emploient des enfants en guise de maîtres-horlogers et n'offrent pas une garantie internationale d'un an mais tout de même, l'acier a un cours, on nous casse suffisememt les couilles avec la crise mondiale pour que même un habitant du Gers en connaisse le prix à la tonne à la bourse de Tokyo ou de Francfort!

Toutefois, je comprend le discours de certaines marques qui, malgré des marges à faire saliver n'importe quelle enseigne de grec-frites, parle d'atteinte à l'image de marque.
En effet, à force d'évoluer au sein d'une population, équipée à 80% d'un sac Dior, d'une pochette Vuitton et de lunettes Gucci, on finit par se demander s'il existe encore une réelle satisfaction à manger des patates pendant six mois pour porter du vrai comme un portugais mangerait les mêmes patates pendant trois ou quatre ans pour une vieille merde de Mercedes pour aller frimer vingt jours par an dans son village natal, fait d'enfants consanguins et d'accidentés de moto et handicapés à vie!

D'autant plus que l'âge joue considérablement sur "l'authenticité" des produits contrefaits: prenez le même sac Vuitton, acheté 40 euros au Bazar d'Istanbul, après deux fausses sorties de l'échoppe et six heures de négociations franco-anglo-turco-germano-italo-portugaises éreintantes, il aura l'air toujours plus "vrai" au bras d'une vieille dame que d'une fille de banlieue!

Pour le coup, je pense que nous pouvons raisonnablement accuser ces vieilles salopes de bourgeoises de faire du tort aux grandes marques car même si mon portefeuille est authentique, il paraît toujours aussi faux dans n'importe quelle boutique et ce, en raison de mon "jeune" âge!

S'il n'y a pas d'heure pour le bâton de berger, il faut croire qu'il y a bien un âge pour la bague de Cartier!

Par conséquent messieurs les douaniers, intéressez vous d'avantage aux cars et charters bourrés de vieux cons qui pourrissent la vie des grandes marques et surtout la mienne!
A chaque fois que je dégainais mon portefeuille Vuitton pour payer une canette de bière à Franprix j'avais tellement honte qu'on puisse penser que c'est un faux, que du coup, je l'ai abandonné sur ma télé, comme ça à chaque attentat, j'ai toujours un peu l'impression que c'est lui qui se venge...

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