mardi 4 mai 2010

la Pijot


Le serveur ressemble à Fernandel !

A peine avais-je réalisé la pertinence de mes propos, avec la même intense évidence qu’un « faut que j’aille chier, bordel » ou « putain, je vais jouir », que je ne pu m’empêcher d’être assailli de questions vouées à rester sans réponses, n’étant ni le serveur ni à sa place, du genre « existe-t-il vraiment des nanas qui fantasment sur Don Camillo » ou « En définitif, et quitte à choisir, vaut il mieux ressembler à Frédéric François ou à Serge Lama ? ».

Fort heureusement, comme quoi la nature est parfois joueuse, ses cheveux blond-vénitiens et sa voix de castrat lui confèrent plus une allure de pédophile breton ou tenancier de bordel en banlieue moscovite que de monstre sacré du cinéma français, (rassurez-vous, le choix volontaire d’une rhétorique démagogique n’est motivé que par le désir de ménager la susceptibilité des quelques cinquantenaires aussi rétrogrades et nostalgiques qu’une jeune fille de soixante dix ans, qui s’acharnent à voir en Jet Li, la réincarnation de Louis de Funès, en version plus souple toutefois !

Toujours est il, que du charme suranné d’un romantisme français moribond, je réalise avec un mélange de cynisme assumé et d’une tristesse aussi feinte qu’un orgasme féminin avec le dit serveur pour quelques coupes de champagne offertes, je ne garde qu’une image ridicule d’une famille de français moyens, elle en chemisier à fleurs aussi moulant qu’une peau de saucisson ardéchois, lui avec une moustache jaunie par des Gauloises sans filtres, leur caravane, leurs trois gamins illettrés et aux prénoms américains à l’arrière, faisant des doits d’honneur à tous les routiers portugais ou espagnols et leur horrible voiture familiale française !

Mon calvaire aura duré près de quarante ans et pourtant, je ne suis jamais passé, ni à la télé ni à la radio, comme cette autrichienne ou allemande, violée, séquestrée et peut être, voire très certainement mise en cloque par son père durant une vingtaine d’années et ce, au nez et à la barbe du facteur, de l’employé du gaz, figure culte des films de boules allemands des années 80 ou de la voisine, dont les origines portugaises en font une experte internationale en mouvements suspects !

M’imposer des 205 ou des R5, en version 16S GTI Turbo pour kékés cibistes provinciaux ou Diesel pour grands routiers nord-africains, des Twingo, qui malgré les tentatives aussi désespérées que naïves de Kenzo ou Quiksilver n’auront jamais réussi à dépasser le stade d’insulte automobile, à même titre qu’une Skoda ou une Lada, ou des Berlingos, en essayant de me faire croire que les professionnels peuvent ressentir de la fierté au feu rouge, n’est il pas une forme de viol répété ?

Le pire, et peut être le doit on au syndrome de Stockholm, c’est que beaucoup de victimes ont succombé et parmi elles, il s’en est trouvé d’assez vulnérables, je préfère ce terme à « connes » qui reflèterait plutôt un jugement de valeur et qui, bien qu’étant le reflet exact de ma pensée, pourrait, selon toute vraisemblance, choquer parmi les dites victimes, celles et ceux qui n’ont pas encore fini leur travail de guérison, pour atteindre le mythique état de grâce au péage ou sur le parking de Monsieur Meuble un samedi après-midi!

Les plus vifs d’entre vous, auront très certainement remarqué le temps employé pour évoquer l’arrêt de mon calvaire de la voiture française..
Je vous rassure, si l’association malheureuse de ces deux mots sonne comme un pléonasme ou une insulte, tout son effet comique ne tient au fait que, malheureusement, dans la langue française, il n’existe pas d’autre mot pour décrire un objet à 4 roues et se déplaçant à l’aide d’un moteur et entièrement assemblé sur le territoire national !

Je dédie cette euthanasie automobile à Peugeot qui, exprès ou accidentellement, a néanmoins été le premier constructeur français à commercialiser la première vraie voiture française, je parle bien entendu de la Peugeot 308 RCZ !

Malheureusement, comme dans tous les films d’horreur aux suites qui n’en finissent plus d’engraisser leurs producteurs respectifs, le seul vrai gros problème insurmontable de cette Peugeot est qu’elle n’a rien de français, (ceci expliquant certainement cela), et comme une fausse Rolex ou un faux Vuitton, elle n’est ni plus ni moins qu’une Audi TT contrefaite !

Par conséquent, il ne me reste plus qu’à spéculer sur l’audace et l’imagination des journalistes de TF1 et de M6 pour nous affirmer, en caméra cachée et voix azotées, que ses ventes alimentent déjà un réseau terroriste catholique ou de prostitution haïtien !

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