mercredi 7 novembre 2012
Merci Maître Capello
Après les cultissimes "le thon c'est bon" et "le plastique c'est fantastique", voici venu le temps, dans les rires et les champs, du futur blockbuster de la prose sublimée, la quintessence de la compréhension de la ménagère de plus de cinquante ans et, bien que n'étant pas connu pour mes qualités diplomatiques, sachez que je pèse lourdement mes mots car je ne vous cache pas qu'à ce stade, nous sommes aux portes de la perception du cocaïnomane's land publicitaire, un nouveau monde au delà de la fierté et du respect de soi: le trou du cul de l'univers de la misère humaine!
Dévoilé en grande pompe au grand public il y a quelques jours sur toutes les chaînes de France, je vous présente le seul, l'unique, l'inégalé et pas encore inégalable, du moins je l'espère, faut quand même pas déconner avec le temps de digestion, j'ai nommé:
"Le calcaire, quel calvaire!".
Non content de nous gratifier d'un jeu de mot aussi branlant qu'un lépreux estampillé Raoul Follereau, qui à lui seul ferait passer les rimes naissantes de mon fils pour les paroles du dernier album de Public Enemy, Culligan, profitant du succès grandissant d'une pétition Facebook visant à faire entrer dans le dictionnaire le verbe "Zlataner", propose non sans une émotion presque puérile celui de "Culligagner"! Ma préférence allant bien entendu à ce dernier, parce qu'au moins, lorsqu'ils feuilletteront leur dictionnaire, du moins le peu qui le feront, les hommes découvriront sur la même page, au grand bonheur des dames, un terme barbare qu'ils négligent encore trop souvent: le cunnilingus!
La limite des mots ne me permettant pas d'écrire la minute de silence ni le fou rire incontrôlable qui suivirent le visionnage de cette publicité, je me contenterais de citer ma compagne qui, face à mon questionnement sur la-plus-que-médiocrité de 3/4 d'entre elles, a eu cette rassurante et néanmoins énigmatique réponse: "C'est parce que 3/4 des français n'ont pas ton QI".
Une question m'assaillit alors: leur parle-t-on comme des cons parce que ce sont véritablement et authentiquement de sombres cons ou parce qu'on veut les voir comme tels?
Bien que portugais, et par conséquent un inconditionnel de la saudade sous toute ses formes, j'aurais néanmoins tendance à opter pour la deuxième réponse et ce, en dépit de la flagrante évidence et des preuves accablantes qui transpirent de la grille des programmes tv!
La médiocrité est elle donc devenue l'accessoire à la mode, le "it bag", la béquille du mendiant roumain, de la ménagère de plus de cinquante ans, véritable institution au pays des mollusques inertes de la pensée critique?
Puisque plus rien ne se donne mais se mérite, je conclurai donc que si on vous prend encore pour des connes, à l'ère de l'Ipad, c'est très certainement par ce que "vous le valez bien!".
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