jeudi 13 décembre 2012
un clic et tu ...
Quoi de plus chiant que d'être à une terrasse de café chauffée avec une feuille blanche et un café allongé qui refroidit plus vite que le désir de noircir la dite feuille?
L'observation statique de cette foule "fourmiesque" ne m'évoque rien d'autre que l'étiquette de composition d'un produit: 80% de clones toutes classes confondues, 15% d'adolescents prêts à vendre leur mère au diable pour se différencier, 4% de faux originaux et seulement 1% d'originaux.
L'énumération de mes souvenirs, bons ou mauvais, n'est qu'une somme de fiertés et de regrets.
Bref, je n'ai pas d'inspiration et ça me fait chier!
Je commence à me dire que j'aurais pu faire l'économie, temps de crise oblige, d'un café et rester bien au chaud chez moi, sous la couette devant Arte à faire comme pendant ma grande époque scolaire, c'est à dire apprendre des trucs dont je n'avais strictement rien à foutre et qui, bien qu'étant condamnés à n'être d'absolument aucune utilité durant toute une vie, avaient quand même réussi l'exploit de monopoliser les 2/3 de celle d'un chercheur dont tout le monde se fout, mis à part les 2-3 cons qu'il avait réussi à embarquer dans sa quête!
Cette période de Noël me rappelle l'absurdité de certains cadeaux dont la pile qui sert à leur bon fonctionnement vaut plus cher que le cadeau lui même, (mon fils en sait quelque chose, vous pouvez me croire!) ainsi que celle des achats à répétition du même article dans un bazar chinois ou pakistanais qui se soldent invariablement par l'acquisition à prix d'or du dit article dans un magasin "normal".
La publicité a un prix et c'est valable partout et pour tout, même pour les sites de rencontres!
Il y a plus de chance de trouver des personnes sérieuses et désireuses d'une vraie rencontre, c'est à dire un truc à la Duracell qui dure beaucoup plus longtemps qu'une nuit, (ce qui n'exclut pas, bien évidemment de vivre une belle histoire d'amour de 5 à 7 avant le retour du mari dont on a malencontreusement oublié de cocher la case correspondante à son existence ni d'être la plus belle histoire d'amour d'une carriériste paumée et affamée entre deux promotions dans la prestigieuse fonction publique, si si même là il y en a!), sur un site payant que sur des plateformes gratuites de rencontres de type "pile premier prix" comme Badoo qui, à mes yeux, est et reste Le leader mondial des marchés aux puces de la fripe humaine avec ses millions de crevards dont le physique et l'intelligence bridée comme un scooter pour adolescent ne permettent pas l'envoi d'une impulsion électrique au cerveau au moment de lâcher le numéro de la carte bleue sur les sites payants!
Comme quoi on peut être con et lucide!
Néanmoins je tiens à remercier Badoo pour l'expérience incroyable et inégalée à ce jour d'une immersion dans la sous-catégorie de la femme d'en bas, elle même sous-catégorie du Bangladesh du désespoir: les restes de Meetic!
Un clic et tu niques!
Tsonga, c'est plus fort que toi
à Mademoiselle ONG
La guerre!
Le soldat Ryan, la grande vadrouille, le maréchal Pétain, les collabos, les résistants et les tickets de rationnement!
Voilà sans doute ce qui a inspiré les créatifs de chez Kinder Bueno autrement je ne m'explique pas pourquoi l'épicier, à qui la bombe sexuelle demande le dernier Kinder Bueno, répond que quelqu'un l'a déjà réservé!
Depuis quand, dans un pays riche, où l'abondance du choix est égale, voire supérieure au nombre de prostituées dans les rue de Bangkok, un commerçant se comporterait-il comme un employé de supermarché à la grande époque soviétique?
Réserver une Bugatti Veyron ou une Rolex Daytona toute acier passe encore mais un Kinder Bueno...
La connerie n'aurait-elle donc pas de limites?
Un malheur n'arrivant jamais seul, loi des séries oblige, le fameux "quelqu'un", visiblement bien informé sur l'état du stock de l'épicier, n'est autre que notre Kung Fu panda national des courts de tennis, (non je ne parle pas de François Hollande pour la simple et bonne raison que j'ignore s'il pratique ce sport), le boulimique et non moins pathétique sportif et "acteur", Jo wilfried Tsonga!
La présence de cette énorme boule de pus à l'affût de sucre derrière la bombasse rend tout de suite crédible une intrigue qui avait pourtant, toutes les qualités requises pour être improbable!
Bouffer ou jouer, il fallait choisir!
lundi 10 décembre 2012
La vie, c'est comme une boîte de chocolats
Il aura suffit d'une image pour que je réalise que, plus que le faux nutritionniste, le faux expert en tout et n'importe quoi, la blouse blanche in-dis-pen-sable pour vendre du dentifrice ou n'importe quelle crème antirides ou les vrais-faux cobayes pour un désodorisant ou un savon sur-gras, il y a un personnage que je déteste plus que les courgettes ou le rap français: le chocolatier de chez Lindt!
Quand on sait que ces chocolats de merde, (bien que nettement supérieurs aux tablettes de plâtre maronnasses espagnoles et accessoirement le cadeau de Noël préféré de tous les grands-parents pour leurs petits-enfants et ce, après leur avoir paradoxalement et littéralement pourri l'année avec le spectre des caries, du diabète de Madame Martin et de la mort de Madame Martin...de cause naturelle), sont fabriqués à la chaîne, (par des ouvriers sans aucune autre qualification que celle d'être ouvriers à la chaîne et obligés de porter de ridicules bonnets de douche blancs jetables en farine de maïs roumain tout ça parce qu'ils n'ont pas jugé utile de travailler plus à l'école en croyant que le fait d'être scolarisés suffirait pour devenir fonctionnaire ou militaire), dans des usines de banlieues pauvres et inaccessibles, loin, très loin, tant géographiquement qu'esthétiquement des boutiques Pierre Hermé, on est en droit de se questionner sur la pertinence de ce déguisement digne d'un grand chef étoilé comme l'anis et surtout de ce regard passionné, que l'on retrouve également chez le vieux propriétaire de la maison du caramel Werter's originals, plus proche de celui d'un pervers qui fabriquerait dans sa cave, entre ses jeunes pensionnaires en décomposition et à ses heures perdues, des armes-bonbons de sodomie massive que de celui, plus bovin, des juges de Master Chef!
Je ne suis pas con, je sais bien qu'on vend du rêve autrement, comment Monoprix ferait pour fourguer des vêtements "j'aime ma planète" fabriqués au Bangladesh par des paysannes mineures?
Quand on sait que ces chocolats de merde, (bien que nettement supérieurs aux tablettes de plâtre maronnasses espagnoles et accessoirement le cadeau de Noël préféré de tous les grands-parents pour leurs petits-enfants et ce, après leur avoir paradoxalement et littéralement pourri l'année avec le spectre des caries, du diabète de Madame Martin et de la mort de Madame Martin...de cause naturelle), sont fabriqués à la chaîne, (par des ouvriers sans aucune autre qualification que celle d'être ouvriers à la chaîne et obligés de porter de ridicules bonnets de douche blancs jetables en farine de maïs roumain tout ça parce qu'ils n'ont pas jugé utile de travailler plus à l'école en croyant que le fait d'être scolarisés suffirait pour devenir fonctionnaire ou militaire), dans des usines de banlieues pauvres et inaccessibles, loin, très loin, tant géographiquement qu'esthétiquement des boutiques Pierre Hermé, on est en droit de se questionner sur la pertinence de ce déguisement digne d'un grand chef étoilé comme l'anis et surtout de ce regard passionné, que l'on retrouve également chez le vieux propriétaire de la maison du caramel Werter's originals, plus proche de celui d'un pervers qui fabriquerait dans sa cave, entre ses jeunes pensionnaires en décomposition et à ses heures perdues, des armes-bonbons de sodomie massive que de celui, plus bovin, des juges de Master Chef!
Je ne suis pas con, je sais bien qu'on vend du rêve autrement, comment Monoprix ferait pour fourguer des vêtements "j'aime ma planète" fabriqués au Bangladesh par des paysannes mineures?
Inévitable?
Au vue de son statut de star planétaire, il est évident qu'il n'a pas attendu après ce genre de prix pour se lever plus de la moitié du vivier des plus belles gonzesses de la terre et par conséquent, il adopte l'attitude honteusement hypocrite du mec surpris et amusé!
Quand on sait que pour la totalité des mâles qui peuplent la planète, ce genre de reconnaissance suffirait à calciner tous les neurones disponibles et à annihiler toute ambition personnelle voire tout désir de vivre un jour supplémentaire, sa réaction est pour le moins suspecte!
Mes doutes se confirmeront quelques jours plus tard quand, dans le même genre de revue où vous apprenez comment perdre 20 kilos en une nuit grâce aux pouvoirs aussi surnaturels que prodigieux de l'urine de chat fermentée, ce même acteur apprendra que son rival officieux et non moins ami officiel venait d'être élu, lui, "homme le plus sexy de la planète"!
Quelques vannes sur des plateaux télé, blagues potaches et tapes dans le dos plus tard, on comprend que ça l'a autant fait chier que Simone, shampouineuse depuis 40 ans lorsqu'elle se fit coiffer au poteau par Jennifer, apprentie depuis 10 heures, au moment où, Bernard, plus efféminé qu'un travelo bien qu'hétéro et accessoirement patron du salon depuis près d'un demi siècle, a décidé de créer un nouveau poste de coiffeuse!
S'en suit la quinte flush des stars: remise en question, dépression, alcool, drogue, navets et télé-réalités.
Jusque là, rien d'anormal me direz-vous mais c'était sans compter sur la fée Publicité!
Un matin, pendant qu'il pissait ou se rasait, un mec, quelque part, a reçu la visite de la dite fée, (les mauvaises langues diront qu'il aurait mieux fait de se casser un bras ce jour là), qui lui suggéra un concept révolutionnaire: mettre un homme pour un parfum de femme!
A peine, la braguette était elle remontée que la connerie avait déjà pris aussi vite qu'une énième rumeur de la mort de Céline Dion!
Nous voici bombardés par un Brad Pitt, (merde j'ai dit son nom, adieu séjour au club pas cher de Djerba!), devenu l'égérie du légendaire parfum de vieille pute Chanel N°5!
Bien que je pense d'instinct à Shakespeare, je dois vous avouer que j'ignore complètement le nom de l'auteur de ce merveilleux texte laminé par les restes de l'homme le plus sexy de-je-ne-sais-plus-quelle-année-et-je-m'en-bats-les-couilles!
Je vais finir par croire les mauvaises langues qui prétendent que Karl et Brad se sont aimés très fort lors d'une soirée à thème parce que, quand on représente le luxe et l'élégance à la française jusqu'au fin fond de la galaxie, je ne m'explique pas pourquoi et comment on accepte de faire d'une star vieillissante et en sur-poids, loin du Delon jeune chez Dior, fagotée comme un fermier texan qui vient de tondre sa pelouse ou de changer le pneu arrière droit de son pick-up Dodge Ram 1500 et au jeu d'acteur plus proche d'un autiste découvrant l'univers carcéral que de Sarah Bernhardt, l'icône de la mythique goutte du parfum qui dormait avec Marilyn Monroe!!!
Heureusement que dans quelques jours c'est la fin du monde, autrement la fée aurait pu frapper de nouveau en nous imposant un remake français de "A single man" avec en tête d'affiche un Franck Dubosc aussi convaincant en gay brisé qu'un vendeur de marrons chaud pakistanais!
Inca à part
Si, avec le boom démographique des appareils photos numériques, nous avons assisté à l'explosion du nombre de photographes auto-proclamés, à quoi doit-on l'essor des terroristes, des violeurs, des tueurs et criminels en herbe?
A l'époque de Mesrine, passer au journal de 20 heures se méritait, un peu comme le couronnement d'une carrière au service du crime.
Aujourd'hui, la moindre touffe de cheveux arrachée lors d'une bagarre dans la cour de récréation ou la moindre insulte à caractère...insultant, suffisent pour briser le cours du feuilleton haletant de l'UMP sur I-télé!
A l'époque, les soit disant terroristes se battaient pour un idéal, dont la noblesse dépendait exclusivement du camps dans lequel vous vous trouviez au moment des faits.
Aujourd'hui, un buraliste peut se faire tuer pour un ticket-resto, un enfant peut se retrouver orphelin parce que son père aura refuser de se faire taxer une clope, une adolescente peut finir cul-de-jatte à cause d'un mascara, (et surtout à cause de l'impact avec le RER) ou en barbecue dans un local à poubelles pour avoir décliné poliment l'invitation qui lui a été faite pour une tournante entre amis et un épicier peut se retrouver emmerdé au moment de rendre la monnaie à des jeunes qui lui ont payé ses Mister Freeze à la Kalachnikov!
Le pire, c'est que tout cela se déroule dans un pays dit "civilisé et industrialisé" où, de mémoire d'homme, mis à part l'épisode pitoyable de la collaboration, il n'existe aucune trace de guerre civile qui justifierait de tels actes!
Sans être un disciple de Paco Rabanne ni fils de prophète apocalyptique, je ne peux néanmoins m'empêcher de constater la déchéance morale qui accompagne les bouleversements climatiques dramatiques auxquels nous assistons, impuissants comme un sexagénaire devant une fille de l'est, et symboles repris en boucle et en choeur par tous les livres à connotations spirituelles comme les signes précurseurs de la fin des temps.
Etant dans une logique d'évolution constante, l'homme, de part son comportement de plus en plus animal, serait-il en train de se préparer de façon inconsciente à un retour imminent aux sources: la chasse, la pêche et la cueillette, (doux euphémisme pour parler de viol à caractère reproductif)?
Aujourd'hui, les règles morales et autres lois érigées par les hommes sont les derniers remparts qui le préservent encore de la notion de "sélection naturelle" mais à mesure que la terre part en couille, les vernis craquent, les peintures se fissurent et la décoration part à la brocante!
De là, à ce que mon fils ait le problème suivant comme devoir, il n'y a visiblement plus que 11 jours!
"Sachant qu'une boîte de haricots verts premier prix coûte 70 centimes, qu'une cigarette taxée par jour équivaut à une cartouche de 66 euros par an, combien de temps pourrai-je tenir après le 21 décembre 2012 sans sortir de chez moi pour me faire découper en rondelles pour une vieille paire de Timberland après avoir pris le risque pendant deux ans de dire "non" quand on me demandait si j'avais une clope?".
A l'époque de Mesrine, passer au journal de 20 heures se méritait, un peu comme le couronnement d'une carrière au service du crime.
Aujourd'hui, la moindre touffe de cheveux arrachée lors d'une bagarre dans la cour de récréation ou la moindre insulte à caractère...insultant, suffisent pour briser le cours du feuilleton haletant de l'UMP sur I-télé!
A l'époque, les soit disant terroristes se battaient pour un idéal, dont la noblesse dépendait exclusivement du camps dans lequel vous vous trouviez au moment des faits.
Aujourd'hui, un buraliste peut se faire tuer pour un ticket-resto, un enfant peut se retrouver orphelin parce que son père aura refuser de se faire taxer une clope, une adolescente peut finir cul-de-jatte à cause d'un mascara, (et surtout à cause de l'impact avec le RER) ou en barbecue dans un local à poubelles pour avoir décliné poliment l'invitation qui lui a été faite pour une tournante entre amis et un épicier peut se retrouver emmerdé au moment de rendre la monnaie à des jeunes qui lui ont payé ses Mister Freeze à la Kalachnikov!
Le pire, c'est que tout cela se déroule dans un pays dit "civilisé et industrialisé" où, de mémoire d'homme, mis à part l'épisode pitoyable de la collaboration, il n'existe aucune trace de guerre civile qui justifierait de tels actes!
Sans être un disciple de Paco Rabanne ni fils de prophète apocalyptique, je ne peux néanmoins m'empêcher de constater la déchéance morale qui accompagne les bouleversements climatiques dramatiques auxquels nous assistons, impuissants comme un sexagénaire devant une fille de l'est, et symboles repris en boucle et en choeur par tous les livres à connotations spirituelles comme les signes précurseurs de la fin des temps.
Etant dans une logique d'évolution constante, l'homme, de part son comportement de plus en plus animal, serait-il en train de se préparer de façon inconsciente à un retour imminent aux sources: la chasse, la pêche et la cueillette, (doux euphémisme pour parler de viol à caractère reproductif)?
Aujourd'hui, les règles morales et autres lois érigées par les hommes sont les derniers remparts qui le préservent encore de la notion de "sélection naturelle" mais à mesure que la terre part en couille, les vernis craquent, les peintures se fissurent et la décoration part à la brocante!
De là, à ce que mon fils ait le problème suivant comme devoir, il n'y a visiblement plus que 11 jours!
"Sachant qu'une boîte de haricots verts premier prix coûte 70 centimes, qu'une cigarette taxée par jour équivaut à une cartouche de 66 euros par an, combien de temps pourrai-je tenir après le 21 décembre 2012 sans sortir de chez moi pour me faire découper en rondelles pour une vieille paire de Timberland après avoir pris le risque pendant deux ans de dire "non" quand on me demandait si j'avais une clope?".
Mon chéri
N'importe quel agent immobilier débutant, engoncé dans un costume aussi moulant que la peau d'une Knackis, vous le dira mieux que moi: on ne vend pas un produit mais du rêve!
Mais alors, si un rêve est un but à atteindre, comment appelle-t-on le fait de faire croire à une cougar en fin de carrière que, grâce à une crème, au composant révolutionnaire issu des recherches les plus secrètes et les plus poussées de la NASA et coûtant deux fois l'allocation chômage mensuelle d'une espagnole, elle aura la même peau que l'adolescente ukrainienne, (dans le magazine qu'elle feuillette du bout de ses doigts aussi boudinés que french-manucurés en attendant son rendez-vous avec le phlébologue du centre de santé), qui, ironie du sort est aujourd'hui, et tour à tour, porte-manteaux anorexique pour des chiffonniers hors de prix et cobaye pour des laboratoires "crèmatologiques" tout ça, parce que le jour où, le maquereau qui venait lui vendre du rêve sur les trottoirs de Paris, (accompagné par deux de ses cousins et associés ainsi que d'un AKA-47), est tombé en panne d'essence sur une petite route de campagne, peu familier qu'il était avec la consommation outrancière de sa nouvelle Maseratti quattroporte!
De la publicité mensongère? De la publicité honteusement, outrageusement et plus qu'évidemment mensongère?
Pas du tout! De la publicité tout court!
Du moins, c'est la version officielle des services juridiques où chaque mot est choisi avec bien plus de soin qu'un mari sur Meetic!
Il arrive cependant que quelques publicités, (à cause d'un budget ou d'un timing trop serré, d'un créatif perché depuis peu sur un autre degré de compréhension des choses ou d'un service juridique en rapport avec la taille de la structure), nous vendent, n'ayons pas peur des mots, un rêve de crevards!
Mon Chéri!
En règle générale et jusqu'à preuve du contraire, cette formule est utilisée par deux personnes consentantes pour s'exprimer un amour réciproque mais ça, c'était avant!
Aujourd'hui, "mon chéri", (je vous épargnerai la description exhaustive de ce suppositoire en chocolat chimique, à la consistance morveuse et fourrée à la cerise et au kirsch aussi industriels qu'insipides), prend les traits d'un couple branchouille, elle, (ukrainienne), bonne comme une salope de film X, lui, (français), faux baba-cool genre "je me fringue comme un prof mais vu mon loft de 300 mètres carrés, le cul de ma meuf et la quantité astronomique de bouffe que j'ai servi à mes 50 invités, tu te doutes bien que je n'ai pas leur salaire de merde!", chez qui, au moment du dernier Mon Chéri, on comprend très vite qui entretient qui!
Shakira a beau minauder pour l'avoir mais quand le patron dit "non", c'est non!
Pas de bras, pas de chocolat!
Petite touche d'humour oblige, histoire de ne pas rester sur la pitoyable image d'une famille "mon chéri", le pique-assiette, (latin ou perse), qui a oublié ses clés, son téléphone ou ses capotes, (ou plus vraisemblablement pas assez bouffé), revient frapper à a porte et se rue sur le dernier Mon Chéri sans le moindre "est-ce que, je peux, s'il te plaît, mon cul" avant de prendre la fuite comme un voleur de sac à main, laissant derrière lui un crevard humilié devant une call-girl hilare mais obligée de fermer sa gueule parce qu'elle ne tient pas les bonnes bourses!
"Mon Chéri": l'accord parfait entre l'homme moderne et la femme actuelle!
Mais alors, si un rêve est un but à atteindre, comment appelle-t-on le fait de faire croire à une cougar en fin de carrière que, grâce à une crème, au composant révolutionnaire issu des recherches les plus secrètes et les plus poussées de la NASA et coûtant deux fois l'allocation chômage mensuelle d'une espagnole, elle aura la même peau que l'adolescente ukrainienne, (dans le magazine qu'elle feuillette du bout de ses doigts aussi boudinés que french-manucurés en attendant son rendez-vous avec le phlébologue du centre de santé), qui, ironie du sort est aujourd'hui, et tour à tour, porte-manteaux anorexique pour des chiffonniers hors de prix et cobaye pour des laboratoires "crèmatologiques" tout ça, parce que le jour où, le maquereau qui venait lui vendre du rêve sur les trottoirs de Paris, (accompagné par deux de ses cousins et associés ainsi que d'un AKA-47), est tombé en panne d'essence sur une petite route de campagne, peu familier qu'il était avec la consommation outrancière de sa nouvelle Maseratti quattroporte!
De la publicité mensongère? De la publicité honteusement, outrageusement et plus qu'évidemment mensongère?
Pas du tout! De la publicité tout court!
Du moins, c'est la version officielle des services juridiques où chaque mot est choisi avec bien plus de soin qu'un mari sur Meetic!
Il arrive cependant que quelques publicités, (à cause d'un budget ou d'un timing trop serré, d'un créatif perché depuis peu sur un autre degré de compréhension des choses ou d'un service juridique en rapport avec la taille de la structure), nous vendent, n'ayons pas peur des mots, un rêve de crevards!
Mon Chéri!
En règle générale et jusqu'à preuve du contraire, cette formule est utilisée par deux personnes consentantes pour s'exprimer un amour réciproque mais ça, c'était avant!
Aujourd'hui, "mon chéri", (je vous épargnerai la description exhaustive de ce suppositoire en chocolat chimique, à la consistance morveuse et fourrée à la cerise et au kirsch aussi industriels qu'insipides), prend les traits d'un couple branchouille, elle, (ukrainienne), bonne comme une salope de film X, lui, (français), faux baba-cool genre "je me fringue comme un prof mais vu mon loft de 300 mètres carrés, le cul de ma meuf et la quantité astronomique de bouffe que j'ai servi à mes 50 invités, tu te doutes bien que je n'ai pas leur salaire de merde!", chez qui, au moment du dernier Mon Chéri, on comprend très vite qui entretient qui!
Shakira a beau minauder pour l'avoir mais quand le patron dit "non", c'est non!
Pas de bras, pas de chocolat!
Petite touche d'humour oblige, histoire de ne pas rester sur la pitoyable image d'une famille "mon chéri", le pique-assiette, (latin ou perse), qui a oublié ses clés, son téléphone ou ses capotes, (ou plus vraisemblablement pas assez bouffé), revient frapper à a porte et se rue sur le dernier Mon Chéri sans le moindre "est-ce que, je peux, s'il te plaît, mon cul" avant de prendre la fuite comme un voleur de sac à main, laissant derrière lui un crevard humilié devant une call-girl hilare mais obligée de fermer sa gueule parce qu'elle ne tient pas les bonnes bourses!
"Mon Chéri": l'accord parfait entre l'homme moderne et la femme actuelle!
Atoll vous aime
Tout comme Picard pourrait faire fortune avec le concept à la mode des bébés congelés, en proposant la gamme "Courjault" et ses pièces détachées 100% issues d'enfants haïtiens, la Française des jeux pourrait en faire autant avec un système de paris en ligne sur les plans sociaux à venir étant donné que la plupart d'entre eux ont déjà surfé sur la vague Mister Freeze, élections présidentielles obligent!
La France va mal? Qu'elle arrête de claquer ses allocs au PMU!
Les employés vont mal? Qu'on arrête de leur faire croire qu'être manager est une question d'ancienneté et non pas de talent!
La politique vous fait rire? C'est normal!
Surtout ne changez rien! Dans ce monde de brutes, de violeurs et d'assassins, ces quelques grammes de finesse ont un poids considérable dans l'état d'esprit collectif.
Il faut po-si-ti-ver! Mais que veut dire "positiver"?
Est-ce s'émerveiller connement comme un japonais dans les rues de Paris ou continuer à émettre des chèques en étant interdit bancaire sous prétexte que la fin du monde approche?
Rassurez-vous, aucune de ces deux réponses n'est correcte.
Positiver c'est tout simplement croire que l'on est unique et indispensable, du moins pour l'Oréal avec son "vous le valez bien".
Faut croire que ça marche puisque Atoll s'y met aussi!
Atoll c'est bien, Atoll c'est beau, Atoll c'est LOL!
Depuis quelque temps, les points communs entre Atoll et Optic 2000 brouillaient pas mal les pistes du consommateur lambda: un chanteur ringard, des beaux paysages et un slogan de merde!
En même temps, vu la population à laquelle ils s'adressent, il aurait été naïf d'espérer mieux qu'un vieux rocker sous crack aussi ridé que la carte de la fontaine de jouvence des pirates des Caraïbes!
Il était temps de réagir et Atoll l'a fait!
Tandis que des dizaines d'usines, (succombant aux charmes des sirènes vierges puisqu'encore mineures du Bangladesh, dont la capacité de travail journalière ferait passer un chinois pour un fonctionnaire français et se négocie au prix d'un café au comptoir), ferment les unes après les autres, (offrant ainsi, pensée positive oblige, à des milliers de familles françaises l'opportunité de vivre à la "sri-lankaise" sans sortir de chez eux), Atoll a trouvé La parade à cette morosité ambiante tout en se démarquant définitivement de son pire ennemi: l'amour des employés!
"Vous êtes belles et Atoll vous aime!". Personnellement, en tant qu'homme ayant déjà chassé en discothèque, faut bien que jeunesse se passe, je dirais que cela ressemble étrangement aux genres de conneries que tu es amené à sortir pour choper le grand amour de ta vie...pour la nuit!
C'est une étape superflue pour les hommes mais oh combien indispensable pour les femmes, (un peu comme une sélection naturelle, par le QI, du cul), puisque, ce n'est plus un secret pour personne, les femmes aiment qu'on les flattent.
Néanmoins, comme je suis toujours un mec et que les techniques d'approche n'ont guère évolué depuis mon adolescence, il y a fort à parier qu'après ce roucoulement, Atoll change de lit!
La France va mal? Qu'elle arrête de claquer ses allocs au PMU!
Les employés vont mal? Qu'on arrête de leur faire croire qu'être manager est une question d'ancienneté et non pas de talent!
La politique vous fait rire? C'est normal!
Surtout ne changez rien! Dans ce monde de brutes, de violeurs et d'assassins, ces quelques grammes de finesse ont un poids considérable dans l'état d'esprit collectif.
Il faut po-si-ti-ver! Mais que veut dire "positiver"?
Est-ce s'émerveiller connement comme un japonais dans les rues de Paris ou continuer à émettre des chèques en étant interdit bancaire sous prétexte que la fin du monde approche?
Rassurez-vous, aucune de ces deux réponses n'est correcte.
Positiver c'est tout simplement croire que l'on est unique et indispensable, du moins pour l'Oréal avec son "vous le valez bien".
Faut croire que ça marche puisque Atoll s'y met aussi!
Atoll c'est bien, Atoll c'est beau, Atoll c'est LOL!
Depuis quelque temps, les points communs entre Atoll et Optic 2000 brouillaient pas mal les pistes du consommateur lambda: un chanteur ringard, des beaux paysages et un slogan de merde!
En même temps, vu la population à laquelle ils s'adressent, il aurait été naïf d'espérer mieux qu'un vieux rocker sous crack aussi ridé que la carte de la fontaine de jouvence des pirates des Caraïbes!
Il était temps de réagir et Atoll l'a fait!
Tandis que des dizaines d'usines, (succombant aux charmes des sirènes vierges puisqu'encore mineures du Bangladesh, dont la capacité de travail journalière ferait passer un chinois pour un fonctionnaire français et se négocie au prix d'un café au comptoir), ferment les unes après les autres, (offrant ainsi, pensée positive oblige, à des milliers de familles françaises l'opportunité de vivre à la "sri-lankaise" sans sortir de chez eux), Atoll a trouvé La parade à cette morosité ambiante tout en se démarquant définitivement de son pire ennemi: l'amour des employés!
"Vous êtes belles et Atoll vous aime!". Personnellement, en tant qu'homme ayant déjà chassé en discothèque, faut bien que jeunesse se passe, je dirais que cela ressemble étrangement aux genres de conneries que tu es amené à sortir pour choper le grand amour de ta vie...pour la nuit!
C'est une étape superflue pour les hommes mais oh combien indispensable pour les femmes, (un peu comme une sélection naturelle, par le QI, du cul), puisque, ce n'est plus un secret pour personne, les femmes aiment qu'on les flattent.
Néanmoins, comme je suis toujours un mec et que les techniques d'approche n'ont guère évolué depuis mon adolescence, il y a fort à parier qu'après ce roucoulement, Atoll change de lit!
vendredi 7 décembre 2012
Vous n'aurez pas ma liberté...de conscience
Dans deux semaines, jour pour jour, Paco Rabanne lancera sa première collection de prêt-à-porter à base de peaux de bête et de restes humains à moins que la terre entière ne découvre que Paco a des origines incas et non pas égyptiennes comme il le soutenait.
En attendant, au lieu de me fabriquer un abri anti-atomique en bon fils de maçon que je suis et de le bourrer de boîtes de conserves et de bouteilles d'eau, histoire de répondre aux besoins de ma famille tout en ménageant une part spéciale marché noir au cas où ma compagne ait envie d'un vernis à ongle pour aller ramasser des glands de chênes pour la soupe, je continue ma réflexion sur les étranges similitudes entre la politique et la publicité.
Comme vous l'avez déjà remarqué, mon intérêt pour la politique est aux antipodes de celui d'une cougar pour les minets à peine sortis de leur première pénétration consentante.
Néanmoins, mes tendances publivores et un sens de l'observation que j'aime à croire acéré, ne me permettent pas de passer outre ce lien de parenté évident avec la facilité déconcertante des dirigeants de la BBC face à des décennies de scandales sexuels!
Malgré des preuves aussi accablantes qu'évidentes, je m'étonne néanmoins de ne pas l'avoir réalisé plus tôt.
J'ai pourtant vu que les promesses écrites en grosses lettres ne sont jamais tenues à cause des conditions écrites en toutes petites lettres et tout en bas de la page, que le but d'une campagne n'était pas de répondre à un besoin mais de vendre un produit qui en créerait d'autres et que la démagogie était plus rentable qu'une spécialité.
L'électeur est un consommateur comme un autre et à ce titre il ne demande qu'une chose: être séduit, être valorisé, être unique!
Il faut être chômeur avec les chômeurs, entreprenants avec les entrepreneurs et dynamique avec les jeunes!
Parler de publicité mensongère, du moins dans les pays riches, est un euphémisme et une forme de redondance pour tous sauf pour la loi car je me répète, toute la véracité des gros caractères se trouve dans les petits.
Le dernier exemple en date est celui de l'ami François face aux maires de France à propos du mariage gay.
A lui seul, son service de communication, comme quoi il ne faut pas être mauvais langue, à trouvé LE moyen de tenir une promesse...sans jamais la tenir: la liberté de conscience!
Alors, si vous êtes gays, c'est à dire un consommateur et par ricochet un électeur comme un autre, vous aurez compris que si vous vous faites refouler à l'entrée de la mairie comme un africain devant l'Hôtel Costes, ce ne sera pas la faute de la Maison Mère mais en Raison du Maire!
Subtil! Encore fallait il y penser!
Reste à savoir comment réagira ma compagne lorsque je l'aurais trompée en invoquant ma liberté..de conscience!
En attendant, au lieu de me fabriquer un abri anti-atomique en bon fils de maçon que je suis et de le bourrer de boîtes de conserves et de bouteilles d'eau, histoire de répondre aux besoins de ma famille tout en ménageant une part spéciale marché noir au cas où ma compagne ait envie d'un vernis à ongle pour aller ramasser des glands de chênes pour la soupe, je continue ma réflexion sur les étranges similitudes entre la politique et la publicité.
Comme vous l'avez déjà remarqué, mon intérêt pour la politique est aux antipodes de celui d'une cougar pour les minets à peine sortis de leur première pénétration consentante.
Néanmoins, mes tendances publivores et un sens de l'observation que j'aime à croire acéré, ne me permettent pas de passer outre ce lien de parenté évident avec la facilité déconcertante des dirigeants de la BBC face à des décennies de scandales sexuels!
Malgré des preuves aussi accablantes qu'évidentes, je m'étonne néanmoins de ne pas l'avoir réalisé plus tôt.
J'ai pourtant vu que les promesses écrites en grosses lettres ne sont jamais tenues à cause des conditions écrites en toutes petites lettres et tout en bas de la page, que le but d'une campagne n'était pas de répondre à un besoin mais de vendre un produit qui en créerait d'autres et que la démagogie était plus rentable qu'une spécialité.
L'électeur est un consommateur comme un autre et à ce titre il ne demande qu'une chose: être séduit, être valorisé, être unique!
Il faut être chômeur avec les chômeurs, entreprenants avec les entrepreneurs et dynamique avec les jeunes!
Parler de publicité mensongère, du moins dans les pays riches, est un euphémisme et une forme de redondance pour tous sauf pour la loi car je me répète, toute la véracité des gros caractères se trouve dans les petits.
Le dernier exemple en date est celui de l'ami François face aux maires de France à propos du mariage gay.
A lui seul, son service de communication, comme quoi il ne faut pas être mauvais langue, à trouvé LE moyen de tenir une promesse...sans jamais la tenir: la liberté de conscience!
Alors, si vous êtes gays, c'est à dire un consommateur et par ricochet un électeur comme un autre, vous aurez compris que si vous vous faites refouler à l'entrée de la mairie comme un africain devant l'Hôtel Costes, ce ne sera pas la faute de la Maison Mère mais en Raison du Maire!
Subtil! Encore fallait il y penser!
Reste à savoir comment réagira ma compagne lorsque je l'aurais trompée en invoquant ma liberté..de conscience!
Crise de foi
C'est la crise!
Pas une seule journée ne passe sans qu'un espagnol ne se défenestre après avoir tenté de vendre ses reins, qu'un barman grec ne s'essaye aux cocktails Molotov ou qu'un énième pays pauvre n'essaye de s'incruster dans la communauté de la lose européenne!
Face à ces bars PMU qui ne désemplissent pas de la journée de parieurs sans emploi mais au chômage, il serait facile de donner du crédit aux propos du FN si, et seulement si, les bars gays du marais ne désemplissaient pas eux non plus..de gays.
Entre les bars PMU et les bars gays, aurais-je donc mis la main sur les 3 millions de clients de Pôle Emploi et accessoirement sur l'origine de la crise mondiale?
Certes non!
En revanche, dans sa dernière campagne, EDF aborde, selon moi, le vrai problème.
Selon eux, promettre un voyage à Venise à sa femme, aider sa soeur à déménager ou garder le chien d'un ami en son absence n'a aucune valeur ni importance!
Le seul vrai engagement qui compte est celui de répondre à Madame Martin, la cliente qui paye, jusqu'à 21 heures!
Exit la famille, l'amitié et toutes les valeurs morales qui firent jadis la supériorité des pays civilisés sur ceux dits "barbares".
EDF confirme sournoisement et surtout maladroitement, (involontairement?), que l'argent gouverne le monde et que la crise n'est pas d'ordre financier mais moral.
Il ne me reste plus qu'à espérer que ma compagne accepte de se voir facturée pour ses orgasmes!
Pas une seule journée ne passe sans qu'un espagnol ne se défenestre après avoir tenté de vendre ses reins, qu'un barman grec ne s'essaye aux cocktails Molotov ou qu'un énième pays pauvre n'essaye de s'incruster dans la communauté de la lose européenne!
Face à ces bars PMU qui ne désemplissent pas de la journée de parieurs sans emploi mais au chômage, il serait facile de donner du crédit aux propos du FN si, et seulement si, les bars gays du marais ne désemplissaient pas eux non plus..de gays.
Entre les bars PMU et les bars gays, aurais-je donc mis la main sur les 3 millions de clients de Pôle Emploi et accessoirement sur l'origine de la crise mondiale?
Certes non!
En revanche, dans sa dernière campagne, EDF aborde, selon moi, le vrai problème.
Selon eux, promettre un voyage à Venise à sa femme, aider sa soeur à déménager ou garder le chien d'un ami en son absence n'a aucune valeur ni importance!
Le seul vrai engagement qui compte est celui de répondre à Madame Martin, la cliente qui paye, jusqu'à 21 heures!
Exit la famille, l'amitié et toutes les valeurs morales qui firent jadis la supériorité des pays civilisés sur ceux dits "barbares".
EDF confirme sournoisement et surtout maladroitement, (involontairement?), que l'argent gouverne le monde et que la crise n'est pas d'ordre financier mais moral.
Il ne me reste plus qu'à espérer que ma compagne accepte de se voir facturée pour ses orgasmes!
On parie que vous allez merder!
Tandis que les producteurs de charcuterie corse ne sont pas contents parce que même un sri-lankais, (ayant acquis de la viande de porc, via un vétérinaire moldave véreux, issue des pâturages de Tchernobyl), peut, à condition de coller, au minimum, l'étiquette de ses productions en Corse, utiliser en toute légalité, la prestigieuse appellation de "charcuterie corse", j'en suis toujours à me demander si un gérant de bar à putes, ces fameux bars PMU (Petits et Misérables Usagers), avait, dès le départ et en toute conscience, désiré être l'heureux propriétaire de ce genre d'établissement ou si, au contraire, comme avec une belle femme qui devient "femme" puis "maman" et enfin "la grosse", il n'avait pas anticipé pareille déchéance?
La crinière de la patronne, dont la vigueur est due aux tontes à répétition d'après-guerre et non pas à Franck Provost, contraste avec la décoration figée à une époque où l'on se chauffait encore au charbon, où l'on se dessinait un trait sur les mollets pour donner l'illusion de porter des bas de soie et où Bill Gates n'était pas encore dans les testicules de son père.
Un bol rose "paire de seins", un trophée "dragon chinois" et trois petits singes en bois! Même Valérie Damidot n'aurait pas fait mieux!
Que peuvent donc bien vouloir représenter ces chiures décoratives? Des pierres blanches qui témoignent d'évènements marquants lors de cette descente aux enfers, qui feraient de celui de Dante un vulgaire club Med' ou, version Total Recall, les pièces d'un immense puzzle servant à remonter à la source du problème: le rêve?
C'est sûr que dans de telles conditions psychologiques extrêmes, les affiches de Honda pour leur nouveau CR-V ne trouvent pas en moi un écho immédiat et favorable, avec leur "Poursuivez vos rêves" puisque, au vu du spectacle désolant qui se joue devant mes yeux, (à savoir tous les alcooliques de la ville sans exception, fanfaronnant comme des rennes en rut pour obtenir les faveurs d'une patronne, icône de la vulgarité, fraîchement divorcée et sentant encore le sperme d'officiers allemands), je ne peux me résoudre à accepter l'idée que, quelqu'un, quelque part, réaliserait son rêve en achetant ce tracteur aussi urbain qu'informe au lieu d'une Ferrari ou toute autre voiture inabordable pour le commun des mortels!
Dans dix ans, cette Honda vaudra moins d'un dixième de son prix et fera rire les enfants aussi bien qu'elle fera honte au père tout en étant source de conflits avec la mère qui reprochera à la terre entière les dizaines de milliers d'euros engloutis dans son entretien et surtout les dizaines de milliers de choses qu'ils auraient pu faire à la place!
Cette épave échouera sur le bon coin.fr et, avec un peu de chance et moultes tractations, elle prendra sa retraite dans un pays pauvre en échange de quelques billets qui serviront à peine à couvrir l'achat d'un Ipad pour les 18 ans de l'aîné!
Alors, en bon consommateur que je suis, je vais faire ce que me demande Honda: je vais continuer ma route et poursuivre mes rêves!
La crinière de la patronne, dont la vigueur est due aux tontes à répétition d'après-guerre et non pas à Franck Provost, contraste avec la décoration figée à une époque où l'on se chauffait encore au charbon, où l'on se dessinait un trait sur les mollets pour donner l'illusion de porter des bas de soie et où Bill Gates n'était pas encore dans les testicules de son père.
Un bol rose "paire de seins", un trophée "dragon chinois" et trois petits singes en bois! Même Valérie Damidot n'aurait pas fait mieux!
Que peuvent donc bien vouloir représenter ces chiures décoratives? Des pierres blanches qui témoignent d'évènements marquants lors de cette descente aux enfers, qui feraient de celui de Dante un vulgaire club Med' ou, version Total Recall, les pièces d'un immense puzzle servant à remonter à la source du problème: le rêve?
C'est sûr que dans de telles conditions psychologiques extrêmes, les affiches de Honda pour leur nouveau CR-V ne trouvent pas en moi un écho immédiat et favorable, avec leur "Poursuivez vos rêves" puisque, au vu du spectacle désolant qui se joue devant mes yeux, (à savoir tous les alcooliques de la ville sans exception, fanfaronnant comme des rennes en rut pour obtenir les faveurs d'une patronne, icône de la vulgarité, fraîchement divorcée et sentant encore le sperme d'officiers allemands), je ne peux me résoudre à accepter l'idée que, quelqu'un, quelque part, réaliserait son rêve en achetant ce tracteur aussi urbain qu'informe au lieu d'une Ferrari ou toute autre voiture inabordable pour le commun des mortels!
Dans dix ans, cette Honda vaudra moins d'un dixième de son prix et fera rire les enfants aussi bien qu'elle fera honte au père tout en étant source de conflits avec la mère qui reprochera à la terre entière les dizaines de milliers d'euros engloutis dans son entretien et surtout les dizaines de milliers de choses qu'ils auraient pu faire à la place!
Cette épave échouera sur le bon coin.fr et, avec un peu de chance et moultes tractations, elle prendra sa retraite dans un pays pauvre en échange de quelques billets qui serviront à peine à couvrir l'achat d'un Ipad pour les 18 ans de l'aîné!
Alors, en bon consommateur que je suis, je vais faire ce que me demande Honda: je vais continuer ma route et poursuivre mes rêves!
jeux de mains...
Que faire en attendant le marchand de sable dont un empêchement de dernière minute fait qu'il aura au mieux quelques heures de retard et au pire, qu'il ne viendra pas?
Engraisser une multinationale pharmaceutique en se gavant de somnifères?
Lire un livre qui décore plus la table de chevet qu'il n'inspire?
Boire une tisane verveine-menthe en sachant qu'il faudra se lever, faire chauffer l'eau, attendre qu'elle infuse et puis se relever pour nettoyer la tasse et la cuiller et avec, la pile de vaisselle sale qui s'accumule dans l'évier depuis la soirée pizza entre copines?
Fort heureusement, des chercheurs, certainement confrontés eux mêmes à ce genre de perspectives d'efforts et de contrariétés, ont mis au point l'alternative parfaite: la télé!
Ni une, ni deux, je saisis la télécommande!
A peine avais je pressé le petit bouton rouge qu'une terrible angoisse s’empara de moi: pourquoi, lorsqu'on se fait chier comme un rat mort, il n'y a jamais rien de bon au programme, c'est à dire de suffisamment distrayant pour nous faire oublier notre condition de rongeur trépassé?
Est-ce un fâcheux concours de circonstances ou tout simplement une des caractéristiques principales de cet outil?
J'eu à peine le temps de formuler cette interrogation que déjà, je me retrouvai suspendu à plus de 300 km/h au dessus du casque de Lewis Hamilton avec Sebastian Vettel en ligne de mire.
Ouf! Me dis-je presque instantanément! Ça aurait pu être pire car tout comme les sites de rencontres, les programmes télé offrent plus souvent des "Derrick" que des "Georges Clooney".
La perspective des 52 tours restants provoqua l'affaissement aussi soudain que complet de tout mon corps. La position optimale pour m'endormir étant trouvée, je n'avais plus qu'à me laisser bercer par ce manège enchanté.
Plaisir de courte durée puisque, au moment où les yeux mi clos, j'étais devenu Lewis et que je me battais pour la première place du grand prix des Etats Unis, un gros con de figurant, déguisé en pilote de formule 1, parasita mon écran plat en se frottant la sacro-sainte barbe de trois jours qui ferait passer n'importe quel chômeur de longue durée pour un grand reporter de guerre!
Un flash lumineux plus tard, il réapparu...imberbe comme un adolescent et me fixant d'un regard de bovin gay tout en continuant de se frotter la joue.
Que devais-je comprendre? Qu'il souffrait d'une rage de dent qu'une mauvaise mutuelle forçait à faire des économies sur ses cachets de mannequin?Que sa barbe n'était pas vraie ou qu'il ne savait pas quoi faire de ses mains?
Grâce à l'intervention providentiellement calculée du narrateur, je pus pénétrer la matrice et saisir toute la subtilité de cette parabole publicitaire: on parlait d'un rasoir!
Le Sensodrive de Phillips pour être plus précis.
Est-ce un oubli dû à un montage hâtif, à un plan social gardé au congélateur comme des nouveaux-nés en attendant l'élection de François Hollande ou à un concept totalement révolutionnaire et pour le moins osé, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que c'est une première mondiale dans la connerie humaine puisqu'on ne voit jamais le rasoir en question! Rien, wallou!
Pas une seule image fixe et encore moins mobile!
Comment ferais-je dès alors pour trouver au rayon electro-ménager et acheter un produit que je n'ai jamais vu Monsieur Phillips???
Pendant ce temps, Wilkinson nous gave de ces images d’Épinal en 3D où le rasage, l'épluchage et le repassage sont d'une facilité si déconcertante qu'elles ne remettent pas en question nos quatre mains gauches mais bel et bien l'inefficacité des produits que nous utilisons!
Attendez..J'y suis! Mais c'est bien sûr!
Phillips a trouvé le moyen miraculeux de se raser avec la paume des mains!
Un nouveau jeu de paumes en quelque sorte..
Engraisser une multinationale pharmaceutique en se gavant de somnifères?
Lire un livre qui décore plus la table de chevet qu'il n'inspire?
Boire une tisane verveine-menthe en sachant qu'il faudra se lever, faire chauffer l'eau, attendre qu'elle infuse et puis se relever pour nettoyer la tasse et la cuiller et avec, la pile de vaisselle sale qui s'accumule dans l'évier depuis la soirée pizza entre copines?
Fort heureusement, des chercheurs, certainement confrontés eux mêmes à ce genre de perspectives d'efforts et de contrariétés, ont mis au point l'alternative parfaite: la télé!
Ni une, ni deux, je saisis la télécommande!
A peine avais je pressé le petit bouton rouge qu'une terrible angoisse s’empara de moi: pourquoi, lorsqu'on se fait chier comme un rat mort, il n'y a jamais rien de bon au programme, c'est à dire de suffisamment distrayant pour nous faire oublier notre condition de rongeur trépassé?
Est-ce un fâcheux concours de circonstances ou tout simplement une des caractéristiques principales de cet outil?
J'eu à peine le temps de formuler cette interrogation que déjà, je me retrouvai suspendu à plus de 300 km/h au dessus du casque de Lewis Hamilton avec Sebastian Vettel en ligne de mire.
Ouf! Me dis-je presque instantanément! Ça aurait pu être pire car tout comme les sites de rencontres, les programmes télé offrent plus souvent des "Derrick" que des "Georges Clooney".
La perspective des 52 tours restants provoqua l'affaissement aussi soudain que complet de tout mon corps. La position optimale pour m'endormir étant trouvée, je n'avais plus qu'à me laisser bercer par ce manège enchanté.
Plaisir de courte durée puisque, au moment où les yeux mi clos, j'étais devenu Lewis et que je me battais pour la première place du grand prix des Etats Unis, un gros con de figurant, déguisé en pilote de formule 1, parasita mon écran plat en se frottant la sacro-sainte barbe de trois jours qui ferait passer n'importe quel chômeur de longue durée pour un grand reporter de guerre!
Un flash lumineux plus tard, il réapparu...imberbe comme un adolescent et me fixant d'un regard de bovin gay tout en continuant de se frotter la joue.
Que devais-je comprendre? Qu'il souffrait d'une rage de dent qu'une mauvaise mutuelle forçait à faire des économies sur ses cachets de mannequin?Que sa barbe n'était pas vraie ou qu'il ne savait pas quoi faire de ses mains?
Grâce à l'intervention providentiellement calculée du narrateur, je pus pénétrer la matrice et saisir toute la subtilité de cette parabole publicitaire: on parlait d'un rasoir!
Le Sensodrive de Phillips pour être plus précis.
Est-ce un oubli dû à un montage hâtif, à un plan social gardé au congélateur comme des nouveaux-nés en attendant l'élection de François Hollande ou à un concept totalement révolutionnaire et pour le moins osé, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que c'est une première mondiale dans la connerie humaine puisqu'on ne voit jamais le rasoir en question! Rien, wallou!
Pas une seule image fixe et encore moins mobile!
Comment ferais-je dès alors pour trouver au rayon electro-ménager et acheter un produit que je n'ai jamais vu Monsieur Phillips???
Pendant ce temps, Wilkinson nous gave de ces images d’Épinal en 3D où le rasage, l'épluchage et le repassage sont d'une facilité si déconcertante qu'elles ne remettent pas en question nos quatre mains gauches mais bel et bien l'inefficacité des produits que nous utilisons!
Attendez..J'y suis! Mais c'est bien sûr!
Phillips a trouvé le moyen miraculeux de se raser avec la paume des mains!
Un nouveau jeu de paumes en quelque sorte..
jeudi 15 novembre 2012
Opel, wir leben Boloss!
C'est avec l'émotion fébrile d'une adolescente, devenue femme dans la nuit de samedi à dimanche alors que ses parents la croyaient chez une copine à réviser pour le bac de français, que je vous annonce, en exclusivité mondiale, la première publicité honnête!
une vraie balle en or massif dans le pied!
Opel, jadis objet de tous les désirs et symbole de réussite de la communauté portugaise implantée en France comme un chancre sur un gland, après son "wir leben portos" devenu, mondialisation oblige, "wir leben autos", surtout après que son mentor, son modèle, son René, Volkswagen ait privilégié, après la misérable prestation à la fermeté d'un gant de toilette mammaire d'une sexagénaire de notre cher président en visite à Berlin, l'usage de sa langue maternelle dans sa nouvelle communication et ce, afin de mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes, quant à la chimérique éventualité d'une possibilité de soutenir la comparaison de ses voisins francophones!
Malheureusement, tout comme le petit frère n'arrive pas à la cheville du grand frère qui fume et connaît l'amour, Opel, le désormais équivalent de notre Renault national, à vouloir frimer devant son grand frère avec son pistolet à air comprimé, vient de perdre un pied!
"Il vous reste 144 heures, (soit le temps qu'il faut à un homme coincé dans une crevasse pour se bouffer la main), pour bénéficier de 6000 euros d'avantages client!", soit 41,66 euros de l'heure.
L'idée est marrante, la chute moins:
"là, vous venez de perdre 30 secondes!", soit 70 centimes.
Le constat est aussi terrible que le message est clair: regarder une publicité pour Opel fait perdre du temps!
Pendant ce temps, le PMU et la Française des Jeux s'engraissent comme des porcs avec de l'argent qui, officiellement n'existe pas puisque c'est la crise, tout en pariant qu'on va gagner!
Faire rêver est un art!
The bad guy!
Il existe des montres si compliquées que seuls les horlogers de la marque peuvent les entretenir, au grand dam des autres, le reste en somme, qui se retrouvent, malgré un CAP horlogerie arraché à la force du poignet et une expérience de plusieurs années, relégués au simple rang de changeurs de piles!
Dans ce registre très haut de gamme, le sponsor de la France d'en bas, à l'image des cons qui osent tout, pose la question comme si il était concerné: "A part Renault, qui peut entretenir votre Renault?".
A priori tout le monde..Une banale promenade sur la nationale 7, où les mécaniciens ambulants sont plus nombreux que les platanes, suffirait pour s'en convaincre mais ça, c'est pour la réalité car, tout comme la nature a horreur du vide, la publicité a horreur du réel et c'est à coup de millions, d'images aux angles d'interprétation aussi nombreux que ceux d'une boule à facette et de mensonges qui n'en sont pas puisque le service juridique est passé par là, qu'un produit devient Le produit!
Pour illustrer cette notion "d'interprétation à choix multiples", je me servirai de la dernière campagne de ma marque favorite Renault, avec, je suppose, la même facilité avec laquelle je me baisserais pour ramasser les déjections de mon chien, si j'en avais un!
Le produit? Mégane
Le pitch? La fierté d'en avoir une.
Sachant que cette marque est, je me répète, le sponsor de la France d'en bas, la relecture de cette publicité vous apportera, j'en suis sûr, l'éclairage nécessaire qui confirme mon point de vue.
Monsieur et Madame Moyen sont au restaurant.
Le cadre luxueux et leurs habits du dimanche peuvent nous laisser penser que, comme des millions de couples à l'imagination aussi fertile que les couilles d'un homme stérile, Monsieur et Madame Moyen ont décidé de casser le livret A du cadet pour fêter leur anniversaire de mariage ailleurs qu'au Léon de Bruxelles.
Au moment de l'addition, le serveur annonce à Monsieur Moyen que sa mégane l'attend.
Monsieur Moyen, fier comme un ex-puceau devant ses potes deux heures après être deveu un homme, fait mine de ne rien entendre obligeant ainsi le serveur à franchir un cap que, standing oblige, il n'est pas séant de franchir: hurler sur un client!
Votre mégane vous attend! Silence..
Monsieur Moyen est trop occupé à tortiller du cul devant Madame Moyen qui, comme toutes les femmes, n'a aucune connaissance en matière automobile, offrant ainsi à n'importe quel pauvre type de base l'opportunité presque jouissive de faire passer sa vieille 205 GTI pour une Ferrari de collection, qu'il ne se rend pas compte que si sa voiture n'avait pas été une sombre merde, à la place de la désolation qu'il a semé dans le restaurant, il aurait, au contraire, provoqué un brouhaha sourd fait de jalousie et d'envie!
Au lieu de s'excuser platement pour la gêne occasionnée, Monsieur Moyen se la joue "sortie à la Tony "Say goodnight to the bad guy" Montana".
Pitoyable!
Surtout lorsqu'on sait que Tony roulait en Porsche et Rolls Royce..
Une attitude fanfaronne qui nous mène tout droit au contraste choquant entre la vulgarité d'un nouveau riche et l'élégance discrète de la vraie richesse.
Incognito comme Pacino!
Les portugaises ensablées de Darwin
Malgré une image sulfureuse et une réputation fondée, la fonction publique n'en finit pas d'inspirer des générations entières de publicitaires et de comiques.
La faute sans doute au contraste saisissant entre son omniprésence et son inefficacité mais là n'est pas le sujet.
Toujours est il que, pour son dernier Iphone, (qui n'en finit pas de se renouveler, comble du luxe, sans jamais apporter de nouveautés), Apple a dû fortement s'en inspirer puisque, en dépit de milliers d'années d'évolution et de l'existence de Wikipédia, ses commerciaux ont estimé capital, avant de déposer un brevet et d'attaquer Samsung et HTC, de communiquer sur une bouleversante découverte: les oreilles ne sont pas rondes et le pouce va de là à là!
Il n'en fallait pas plus pour crier au nouveau produit aussi réellement innovant que révolutionnaire: l'Iphone 5.
Vous l'aurez bien compris, tout l'art de cette firme réside dans sa capacité de faire du neuf avec du vieux!
C'est con mais il fallait y penser: rendre évident ce qui l'a toujours été!
"Tant qu'il y a des cons pour acheter, il y en aura toujours pour vendre". Maxime qui n'a jamais été aussi vraie.
Par conséquent, pour l'Iphone 6, et sous réserve d'un confortable pourcentage, je leur propose, au choix:
*"la peau n'est pas blanche alors pourquoi nos casques le seraient encore?" ou "nos oreilles captent des milliers de fréquences alors pourquoi nos casques seraient ils toujours aussi merdiques?".
Et dire que le roi Salomon affirmait qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil...mais ça, c'était avant..Apple!
Cent patates!
A force de regarder les publicités, je vais finir par croire que j'ai réellement du talent, comme les régions chez Leclerc, au point de voir ce sombre carnet de notes virtuel devenir un jour La bible des publicitaires et d'être payé à prix d'or pour réussir là où les directeurs artistiques, qui n'ont d'artistique que leur consommation de farine colombienne, ont échoué!
En tant que père d'un enfant qui, s'étant découvert une âme de poète, me gratifie régulièrement de sublimes rimes riches dignes des plus grandes agences de pub et j'en veux pour preuve ses "Kirikou se lave pas, c'est pour ça qu'il sent le caca" et autres "j'ai fait caca parce que j'ai mangé chinois", il m'arrive d'être parfois profondément troublé par l'étrange similitude entre certains slogans et ses envolées lyriques d'un autre temps et, bien que me nourrissant quasi-exclusivement de films d'horreur, je suis à milles lieues d'envisager un cas de possession en ce qui le concerne.
En revanche, je m'interroge sur l'intégrité psychologique de bon nombre de dirigeants lorsqu'ils valident un spot censé défendre leurs intérêts.
Le syndicat de l'amicale des coopératives des professionnels de la pomme de terre arrivant en tête de turc de mes préoccupations!
"La pomme de terre, purée comment c'est bon!".
Si j'étais catholique, j'aurais déjà porté plainte contre le saint siège pour non-assistance à personne en danger!
Comment donc les plus hautes instances religieuses de la planète n'ont elles pas encore dépêché une cargaison de leurs meilleurs exorcistes pour venir à bout de ce cas hors normes?
Seraient ils donc impuissants face à l'attaque de Monsieur Con et sa légion?
La seule explication plausible est que, après la condamnation du secrétaire personnel du Pape, il ne se trouve plus personne pour déposer le dossier sur le bureau, ou que le bureau, entre les affaires de pédophile et celles de viol, n'offre plus de place, sous peine de s'écrouler, pour de nouvelles affaires.
A soigner le mal par le mal, je suggère l'exorcisme hardcore, (loin, très loin du sacrifice de cet exorciste alcoolique, du film éponyme, dont la mère était, au moment des faits et selon les informations émanant du BFM satanique, en train de sucer des queues en enfer), avec des formules de mon cru dont j'aurais aimé, pour des raisons évidentes de clause de non concurrence avec mon fils, taire l'existence:
"la pomme de terre me donne la frite!" ou "avec la pomme de terre, plus besoin de la jet-set pour fréquenter le gratin!".
Comme le dirait Snoop Dogg mieux que moi: suce ma Bintje, biatch!
Un petit jaune
"C'est normal, les riches c'est fait pour être très riches et les pauvres, très pauvres!"
C'est par ces paroles que Don Saluste, alors à l'apogée de sa gloire, posait les bases du capitalisme mondial.
L'ironie du sort veut que, suite à un complot habilement mené, il se retrouva déchu de ses titres et condamné à faire voeu de chasteté et...de pauvreté!
Prophétie pour certains, démagogie pour les autres, ce concept n'a cependant pas pris une seule ride.
A l'aube de l'entrée de l'Espagne dans le tiers-monde, le détail qui tue est sans aucun doute le fait que ces propos aient été prononcés...à la cour d'Espagne!
Bien sûr ce n'était qu'un film mais, tout comme le constructeur du Titanic qui affirmait que Dieu lui même ne parviendrait pas à le couler, (en l’occurrence il n'a pas eu à bouger le petit doigt divin puisqu'un vulgaire iceberg s'en est chargé), on ne peut que resté interloqué par tant de coïncidences.
Coïncidences, vous avez dit coïncidences? Comme dans "quelle coïncidence, les chinois sont devenus la risée, sans jeu de mot, de la terre entière".
N'ayant pas encore accès aux réseaux sociaux, Don Saluste n'a malheureusement pas pu exporter et imposer son style au delà des frontières du royaume d'Espagne.
Fort heureusement, Michael "il est né le divin enfant, Zuckerger, au choix, selon les sites internet, opportuniste, voleur, produit de la CIA, franc-maçon ou Antéchrist, après avoir dépouillé deux puceaux de leur concept, a mis au point la plus grande arme de communication massive jamais créée par l'homme depuis le Talmud, la Bible ou le Coran: Facebook!
Grâce à lui ainsi qu'à Twitter, sponsor officiel de Justin Bieber, et autres preuves numériques évidentes d'une misère humaine, (où le simple fait de manger un steak est devenu un évènement justifiant une publication à liker), qui je l'espère, à supposer que ce ne soit pas une énième Paco Rabannade, prendra fin le 21 décembre 2012, nous pouvons, sans vergogne, et de façon très officielle, accuser les asiatiques de toutes les plaies d'Egypte qui frappent notre planète à bout de souffle, avec le Gangnam style comme témoin à charge.
Lu, par l'entremise de son biscuit Belvita, ajoute sa petite miette à l'édifice: Monsieur et Madame "jeunes cons trentenaires avec des boulots et un appartement de fous", (version épurée de la quarantaine hipster-fixie-Zadig&Voltaire qui ne représente qu'à peine 2% de la population française, les 98% restants se contentant de céréales et confitures premier prix), se disputent le dernier biscuit quand, pour les départager et désigner l'heureux vainqueur, là où un gentleman l'aurait offert à sa compagne sans conditions, ils se lancent dans la comparaison de leurs emplois du temps respectifs où le mot est lâché: "qui a rendez vous avec des chinois?".
A cet instant précis, digne de la finale de Master Chef, l'avantage pris par Madame semble lui offrir une victoire éclatante et certaine mais c'était sans compter l'argument fatal du conjoint: la réunion avec le service informatique qui est...du chinois!
Bis repetita! Echec! Que reste-t-il comme argument après un doublé chinois? Le français moyen! Madame Poireau, directrice de l'école.
Là où le chinois aurait pu voler le pain du français, c'est justement le français qui est venu rétablir l'ordre! Ouf!
Risquer une troisième guerre mondiale pour un biscuit est peut être la preuve qu'il est sacrément bon,non?!
Pendant ce temps, Monoprix, ami de la nature et du commerce équitable de vitrine, continue d'exploiter des enfants au Bengladesh et Nutella passe à la caisse sans sourciller pour continuer à boucher les artères des adulescents avec de l'huile de palme!
Reviens Paco, le monde a besoin de toi!
Mets de l'huile...de palme!
Le porno c'est rigolo!
Outre les sempiternelles et répétitives scènes de copulation, je crois que l'intérêt et le succès de ces pseudo-expressions-pseudo-artistiques, reposent en réalité sur une jalousie maladive des hétérosexuels envers le mode opératoire de communication ultra simplifié des homosexuels, plus proche du "un coup pour oui, deux coups pour...oui" que de l'approche quasi fonction publique d'un homme avec une femme! Chabadabada étant le seul mot capable de transcrire le merdier inextricable dans lequel se retrouve plongé un homme qui parle à une femme, entre le moment où il veut la niquer et celui où il la nique!
Un sociologue y comprendra l'intérêt avide des restaurants, fleuristes, bijoutiers, sites de rencontre et autres charognards opportunistes pour la misère affective humaine hétérosexuelle.
Après le porno chic de Christian Dior et plus récemment le mummy porn de la Susan Doyle des mots, Kinder y va de sa petite contribution aux hots d'or 2012.
Le pitch: une femme, en l’occurrence, la voisine de Jo Wilfried Tsonga, (qui, ayant compris qu'il ne sera jamais plus fort que Sega, passe ses journées à se gaver de cochoneries au lieu de bouger son gros cul sur un court de tennis, non pour gagner mais au moins par fierté), vient frapper à la porte.
Très vite on comprend que sa visite n'avait aucun but précis si ce n'est celui de vérifier la légende entourant les hommes de couleur ou tout simplement, comme n'importe qu'elle femme à peine divorcée, une irrépressible envie de tirer un coup.
En effet, si vous allez chez le voisin parce que vous n'avez plus de sucre, au moment où il vous ouvre la porte, vous aurez naturellement tendance à lui dire à peu près ceci: "Bonjour, je suis votre voisine, excusez moi de vous déranger à une heure si tardive mais je prépare une tarte au pommes pour le pot d'un collègue qui part à la retraite demain et je viens de me rendre compte que je n'ai plus assez de sucre et comme l'arabe du coin est à dix minutes à pieds et que j'ai une tendance naturelle à m'habiller comme une pute, j'ai peur qu'en y allant je me retrouve demain matin à la une du Parisien. Par conséquent, pourrais je vous demander un peu de sucre sivouplé madame mossieu?", au lieu de vous ruer en force sur ses gâteaux!
Même une roumaine tend la main dans un KFC avant de piquer tes frites!
En tant qu'homme, je trouve que ce scénario est très valorisant: la salope qui se pointe devant le gos puceau! T'as qu'une envie c'est de le jeter par la fenêtre avant de la démonter contre le mur et ce, après lui avoir exposé en détails, les conditions d'obtention du dit Kinder Bueno, dernier de son état!
Au final, la salope vient humilier le gros con et le gros...reste gros!
Peut on parler de Hollande porn?
Astérisques et péril!
Est ce qu'un savon de Marseille, censé être composé à 78% d'huile d'olive, avec la mention "à l'huile d'olive" écrit en très gros sur l'emballage alors qu'elle ne représente que 2% de sa composition, (les 78% manquants étant constitués de graisse de porc ou de boeuf), peut être considéré comme de la publicité mensongère?
D'un point de vue moral oui mais qu'est ce que la morale dans l'univers du marketing légalement correct?
Bienvenus au pays des "je ne suis pas homophobe..je suis catholique", des "99 euros tout compris...Après un versement de 8000 euros", des "85% des femmes françaises recommandent ce produit...sur les 52 qui l'ont testé" et autres "19,99 euros par mois...pendant 3 mois"!
Bienvenus au pays où "l'arbre qui cache la forêt" en est la langue de bois officielle et dont la subtilité des nuances est telle que, le temps que tu réalises qu'ils te l'ont mise bien profond, ils t'ont déjà perforé un poumon!
Pays où, même Walt Disney n'oserait pas tenter un remake de Robin des bois avec Danny Boon et où les banquiers, escrocs notoires et, selon la formule consacrée, responsables mais pas coupables, passent pour les victimes bienfaitrices d'une humanité qui a choisit de fumer des clopes comme Pinocchio au lieu de travailler plus pour gagner plus.
Aujourd'hui que les pièces d'or redeviennent du sable et que le maquillage s'effrite, certains ont jugé opportun de communiquer sur une prétendue honnêteté, qui tient plus du recousage d'hymen que de la réhabilitation d'un criminel qui ne l'a jamais été!
Le Crédit Agricole, et dieu sait si l'adjectif "agricole" évoque tout sauf une vaste association de malfaiteurs, aura été le premier, et après un tel coup de maître, j'espère bien le dernier, à s'essayer à l'exercice.
Je ne suis pas un voleur! Voilà par quelle phrase lamentable commence cette litanie à des années lumière d'Elephant Man et son légendaire "je ne suis pas un monstre, je suis un être humain" qui, bien qu'étant beuglé par un comédien grimé, m'aura fait chialer autant qu'une fan de Claude François lorsque son vibromasseur, qu'il aurait non sans ironie baptisé "Gilbert Bécaud", lui a déchargé 100 000 volts dans le fion!
Evènement qui expliquera certainement quelques années plus tard, le choix judicieux d'affirmer que l'amour est dans le pré et non dans la salle de bain! Moins risqué, plus "agricole".
Et pour cause, l'agriculteur rassure: il est con mais il est brave.
A la différence du plombier, polonais ou pas, qui en plus de désengorger ta tuyauterie désengorge aussi ton compte en banque.
Ce qui fait de lui, l'agriculteur, le client idéal par excellence, tout comme le retraité ou le célibataire de longue durée parce qu'ils prennent encore les tracts publicitaires pour des cartes postales personnelles!
N'ayant aucune matière pour la défense de son client, le spot n'offrira donc qu'une succession de figurants, (dont les fautes de goût vestimentaires ne sont qu'une misérable manœuvre téléphonée pour favoriser le processus d'identification du bovin qui lèche l'écran), aussi vrais et crédibles que Georgina Dufoix dans l'affaire du sang contaminé.
Exception faite de Monsieur Alzheimer, vous n'avez pas encore oublié que nous sommes au pays de l'arbre qui cache a forêt, la preuve en est qu'à la fin du dit spot, sur la page où est écrit en très grosses lettres capitales, certainement pour les mal-entendants, le texte intégral déblatéré par ces intermittents du spectacle qui n'ont toujours pas compris que tout s'achète dans la vie sauf le talent:
NOS CONSEILLERS NE SONT PAS REMUNERES AU PLACEMENT.
Vous avez vu la forêt? Bien! Passons maintenant à l'arbre: en tout petit en bas de l'écran:
DANS LA MEME CATEGORIE DE PRODUITS.
Énorme! Comme l'histoire de Juliette, ayant fait une vidéo cochonne avec son petit ami, ((officiellement pour consommation perso), qui s'est retrouvée, on ne sait comment, postée dès le lendemain sur tous les sites de cul de la planète et reprise en boucle jusqu'à Saturne), a pris connaissance de l'ampleur du phénomène, et accessoirement de son savoir faire sans doute, lorsqu'elle reçut un appel de Marc Dorcel en personne lui proposant un contrat à la hauteur des 50 millions de vue sur Porntube!
Le titre du film?
Astérisque chez les enculés.
mardi 13 novembre 2012
Friendly yours!
Pour ceux et celles qui me suivent, et Dieu sait qu'il en faut de la concentration pour ne pas se perdre dans les méandres de mes phrases à tiroirs qui feraient d' Inception la nouvelle comédie de Mister Bean, vous aurez remarqué que parmi tous mes sujets de prédilection, il en est un de récurrent, voire d'omniprésent, si ce n'est d'obsessionnel: le français moyen.
La raison en est fort simple: le riche ne fait pas rire et pour cause, si vous observez bien sa situation, bien que privilégiée, vous constaterez aisément qu'elle n'est qu'une succession fadasse de clichés qui n'en finissent pas de tourner sur eux mêmes: grosses voitures, palaces, haute couture, mannequins et parties fines. La mode étant aux nouveaux verbes, j'apporterai donc ma contribution à l'élan mondial en proposant celui de "Berlusconiser".
Ayant fait voeu de pauvreté en attendant d'être riche, il est bien entendu que toute cette débauche de possessions et privilèges me laisse, comme l'immense majorité de mes concitoyens et congénères, rêveur.
C'est d'ailleurs pour cette raison que, tant que je ne peux pas m'offrir une Bentley Continental GT, j'ai fait le choix ascétique du vélo hollandais.
Cependant, à chaque tirage de l'euro-million, je profite de l'occasion pour essayer, tant bien que mal, de pousser la réflexion de mon fils au delà du "Papa, 100 millions, ça fait combien de malabars?".
En effet, une fois que vous avez acquis un immense appartement, une villa en bord de mer, deux ou trois tonnes de vêtements de marque, quelques voitures de luxe et fait le tour des palaces de la planète, que vous reste-t-il à accomplir? Vous y êtes: rien, si ce n'est renouveler ce que vous avez déjà!
Un "tourner en rond" sans intérêt donc auquel je préfère largement, et pour plusieurs raisons, la descente aux enfers du français moyen.
Pour plusieurs raisons disais-je car cette descente, ne semblant jamais avoir de fin, il ne se passe pas une journée sans que je sois émerveillé de l'abyssale profondeur de la connerie humaine, ce qui a pour conséquence directe le développement et le renouvellement de ma créativité.
A peine avais-je cru avoir tout vu avec la publicité que les programmes télé en rajoutaient une couche puis ce fut au tour des faits divers et aujourd'hui, (que la mode des prêtres pédophiles est aussi ringarde qu'un chanteur des années 80, que l'Ipad est en passe de devenir l'ennemi public numéro 1 de l'éducation nationale puisqu'il n'est jamais ni malade ni en grève et que la durée de vie d'un chanteur est égale à celle d'un poisson rouge domestique), des journalistes ont fait une incroyable découverte qui place le curseur de la médiocrité un cran en dessous du monde connu.
La faute de Marianne! Ou plutôt la fosse dans laquelle nous plonge Marianne et son représentant officiel, notre Winnie l'ourson national, ce président à l'assurance d'un éjaculateur précoce face à une nymphomane, avec son désormais cultissime: Friendly!
Friendly, comme dans gay-friendly..
En un seul mot, une seule et unique initiative aussi personnelle qu'impropre à la consommation, il a su, une fois de plus, me convaincre, (et à ce titre il pourrait revendiquer un titre dans le Guinness Book des Records, à la catégorie "homme le plus maladroit du monde"), qu'en temps de crise, le meilleur placement reste sans conteste le Livret A de la lose: le français moyen!
God save the quiche..french quiche!
mercredi 7 novembre 2012
Martine au Congo
Tandis que j'expliquais à mon fils, qui, venant à peine de toucher son argent de poche du mois, confirmait déjà cette vieille croyance russe qui veut que l'argent brûle les cuisses tandis qu'il se retrouvait tiraillé entre une boîte de 70 Freedents et un pack de trois Hollywoods sans sucre en promotion, pourquoi c'est exactement ce genre d'articles que l'on retrouve systématiquement à toutes les caisses de tous les mini-super-hyper-giga-marchés de la planète au lieu d'écrans plats, de boîtes de cassoulet et autres liquides vaisselles, il me vint à l'esprit cette phrase que l'on retrouve avec la même régularité dans tous les commentaires de n'importe quelle vidéo sur Youtube:
Comment suis je arrivé là?
La curiosité humaine, tout comme les aventures d'un soir, une fois le cursus scolaire terminé et par conséquent toute opportunité d'apprendre envolée, offre l'indéniable avantage de parfaire ses connaissances tout en acquérant de nouvelles. Le revers de la médaille étant bien entendu cette immense perte de temps qui, à elle seule ferait passer la Poste pour un service ultra-performant, doublée d'un éparpillement tel qu'il vous faudrait presque trois générations de maçons portugais pour venir à bout de votre modeste projet de pavillon de banlieue!
Nous nous sommes tous posés cette question à un moment de notre vie, que ce soit au réveil, en découvrant un laideron dont on ne connaît même pas le prénom ou devant Laurence Boccolini au moment de choisir entre Bonaparte et Sarkozy pour sauver votre dernière liasse de billets.
Pour être franc, la dernière fois que je me la suis posée, c'était devant le discours de François Hollande..en Afrique..sur BFM..au réveil.
C'est dire le profond désarroi dans lequel j'étais plongé.
La journée avait pourtant bien commencé car, un, il n'y avait pas de laideron dans mon lit et de deux, détail rassurant, je connaissais son prénom!
L'effet soporifique de cet homme, au charisme d'un communiant ayant redoublé son CM2 ou d'un vendeur de cacahuètes sri-lankais, accessoirement paraplégique, m'a, contre toute attente, offert un réveil en douceur, là où ma lampe Philips, qui m'a pourtant coûté un bras, n'avait pas tenu les promesses faites par le spot publicitaire qui lui était dédié.
A l'instar de l'ami Pierrot ou de la Mère Michel, ce mammifère, (j'éprouve de réelles difficultés à employer le terme d' "homme" car un homme, un vrai, ne se laisserait pas ridiculiser aussi souvent que facilement, et qui plus est publiquement, par sa presque-mais-pas-encore femme sans réagir aussi virilement que rapidement et ce, sans aller jusqu'à l'asperger d'essence et la finir dans un local à poubelles comme le feraient, au moment où l'on débat sur le droit à l'adoption aux couples de même sexe, tous les Rémi sans famille ayant Tony Montana et Katsuni pour seuls repères), a, de toute évidence, toutes les qualités requises pour devenir le personnage principal de la première comptine pour adultes ou d'une insulte à la mode!
C'est en écoutant son discours, aussi convaincant et crédible qu'une vieille prostituée thaïlandaise qui, pour quelques dollars de plus, vous jurerait par tous les dieux grecs qu'elle est encore vierge et que c'est pour vos beaux yeux et uniquement pour eux qu'elle se sépare de sa virginité, que j'ai pris conscience qu'il était l'Image de la France à travers le monde..L'Emile de l'image!
Un fameux rapport nous parle de décrochage, de manque de compétitivité, d'efforts à fournir...Merde alors, la France est elle donc à ce point à son image???
Dire que pendant ce temps là, Barack, que des milliers de sites, à grand renfort de versets bibliques, présentent comme l'Antéchrist, porte du Ralph Loren et Mitt la panoplie du serial-niqueur: chemises sur mesure, sourire d'assassin et tempes grisonnantes!
God bless notre Amerdica!
Merci Maître Capello
Après les cultissimes "le thon c'est bon" et "le plastique c'est fantastique", voici venu le temps, dans les rires et les champs, du futur blockbuster de la prose sublimée, la quintessence de la compréhension de la ménagère de plus de cinquante ans et, bien que n'étant pas connu pour mes qualités diplomatiques, sachez que je pèse lourdement mes mots car je ne vous cache pas qu'à ce stade, nous sommes aux portes de la perception du cocaïnomane's land publicitaire, un nouveau monde au delà de la fierté et du respect de soi: le trou du cul de l'univers de la misère humaine!
Dévoilé en grande pompe au grand public il y a quelques jours sur toutes les chaînes de France, je vous présente le seul, l'unique, l'inégalé et pas encore inégalable, du moins je l'espère, faut quand même pas déconner avec le temps de digestion, j'ai nommé:
"Le calcaire, quel calvaire!".
Non content de nous gratifier d'un jeu de mot aussi branlant qu'un lépreux estampillé Raoul Follereau, qui à lui seul ferait passer les rimes naissantes de mon fils pour les paroles du dernier album de Public Enemy, Culligan, profitant du succès grandissant d'une pétition Facebook visant à faire entrer dans le dictionnaire le verbe "Zlataner", propose non sans une émotion presque puérile celui de "Culligagner"! Ma préférence allant bien entendu à ce dernier, parce qu'au moins, lorsqu'ils feuilletteront leur dictionnaire, du moins le peu qui le feront, les hommes découvriront sur la même page, au grand bonheur des dames, un terme barbare qu'ils négligent encore trop souvent: le cunnilingus!
La limite des mots ne me permettant pas d'écrire la minute de silence ni le fou rire incontrôlable qui suivirent le visionnage de cette publicité, je me contenterais de citer ma compagne qui, face à mon questionnement sur la-plus-que-médiocrité de 3/4 d'entre elles, a eu cette rassurante et néanmoins énigmatique réponse: "C'est parce que 3/4 des français n'ont pas ton QI".
Une question m'assaillit alors: leur parle-t-on comme des cons parce que ce sont véritablement et authentiquement de sombres cons ou parce qu'on veut les voir comme tels?
Bien que portugais, et par conséquent un inconditionnel de la saudade sous toute ses formes, j'aurais néanmoins tendance à opter pour la deuxième réponse et ce, en dépit de la flagrante évidence et des preuves accablantes qui transpirent de la grille des programmes tv!
La médiocrité est elle donc devenue l'accessoire à la mode, le "it bag", la béquille du mendiant roumain, de la ménagère de plus de cinquante ans, véritable institution au pays des mollusques inertes de la pensée critique?
Puisque plus rien ne se donne mais se mérite, je conclurai donc que si on vous prend encore pour des connes, à l'ère de l'Ipad, c'est très certainement par ce que "vous le valez bien!".
lundi 5 novembre 2012
Le fabuleux destin de Monsieur Richard
Quel rapport existe-t-il entre un furoncle au cul et un cycliste? Réponse: le furoncle est au cycliste ce que le tennis-elbow est au tennisman: une maladie professionnelle.
Malheureusement, à la différence de son prestigieux cousin, le furoncle est une maladie honteuse, comme la syphilis chez les dockers anglais et les prêtres irlandais, alors, comble de l'ironie, à l'apogée de sa gloire.
Avouer en souffrir c'est faire, implicitement, partie d'une génération qui se liquéfie plus vite que la calotte glaciaire et dont chaque pas augmente de façon dramatique le risque de se choper toutes les merdes de l'univers et qui, vulnérabilité oblige, a fait du guide Vidal son livre de chevet en lieu et place du catalogue de la Redoute, du verbe redouter, si cher aux adolescents qui s'éveillent encore aujourd'hui aux joies de l'amour avec les pages lingerie fine où, question existentielle parmi les questions existentielles, ils se heurtent au même mystère depuis des générations: pourquoi la chatte d'une brune ne se voit jamais par transparence même avec une culotte en dentelle de Calais?
Un tube de crème et quelques antibiotiques plus tard, le cycliste retrouve la joie presque homosexuelle de mouler ses deux fesses musclées sur la selle en cuir bovin sans grimacer de douleur ni pédaler de travers.
Les publivores se demandent encore comment cette parenthèse dermatologique sur les éruptions cutanées va les mener à une réclame audiovisuelle vantant les mérites d'une marque automobile.
Qu'ils ne se torturent pas d'avantage, en effet, tout comme le furoncle, il existe des voitures honteuses qui, par le truchement d'une intervention providentielle de Fée Publicité, arrivent à déjouer l'attention du spectateur, comme n'importe quel virus informatique de base le ferait avec Windows, (qui soit dit en passant, au vu du taux de pénétration virale record proche d'un nourrisson en hiver devrait plutôt s'appeler "portes ouvertes" que "fenêtre"), en se faisant passer pour un tennis-elbow, catégorie Federer!
Que dire alors de Monsieur Richard, français moyen de père en fils et certainement chômeur ou RMiste puisqu'il en arrive à confondre la machine à café du garage Renault avec les restos du coeur car sa déchéance ayant entraîné son divorce, Monsieur Richard, sans toit ni but précis mais avec des allocations qui tombent tous les mois, aux locaux de Pôle Emploi ou autres boîtes d'intérim boulevard Magenta, préfère le confort spartiate d'un atelier mécanique où il peut se plonger en toute quiétude dans la mémorisation des brochures commerciales Renault qui jadis sortaient de son imprimerie, allant même jusqu'à se faire passer pour un responsable d'atelier lorsqu'une cliente s'inquiète pour le montant de sa facture de révision des 60 000 kms avant d'être poliment taclé par le vrai responsable, parti uriner ou passer un coup de fil perso aux frais du patron?!
A jouer ainsi sur la corde de l'humain, Renault a négligé la facilité déconcertante avec laquelle le spectateur parviendrait, malgré lui, à une association d'idées catastrophique: Renault, sponsor officiel de la France d'en bas!
Monsieur Richard n'ayant pas digéré sa précédente humiliation, véritable castration puisque perpétrée devant une femme, est revenu dans l'épisode suivant pour se venger mais sa cruauté, n'ayant d'égal que son niveau socio-culturel, puisque rappelons le, Monsieur Richard est un français moyen, il va la déverser sur son propre fils, car comme tout être de sa condition précaire, il a encore le respect de la hiérarchie, en l'humiliant devant le dit responsable, (geste qui n'a pas la noblesse du sacrifice d'Abraham mais la bassesse d'une vulgaire soumission animale), une fois de plus absent lors de l'arrivée d'un client!
Ces absences répétées sont elles le signe d'une prostate défaillante, du peu d'égard que Renault témoigne à sa clientèle ou de sa perte d'habitude d'en recevoir? Tout comme la chatte invisible de la brune ténébreuse de chez Simone Pérèle à la page 587, ce mystère demeurera aussi longtemps que les pères oublieront qu'ils sont avant tout des hommes et que, à ce titre, crise ou pas, ils ont le devoir de transmettre à leurs enfants autre chose que cette image merdique de trois copains débiles, français moyens de leur état, souriant comme des puceaux et chuchotant une chanson de rock culte dans une voiture en plastique minable, à cause du petit Grégory de l'un d'entre eux qui dort dans le siège auto et dont ils vont se débarrasser, comme on sort les poubelles en sifflotant pour avoir l'air moins con, pour aller faire quoi? Assister à un match de foot!
Monsieur Renault, la voiture est à l'homme ce que les bois du cerf sont aux mâles dominants: le symbole de leur virilité alors fabriquez-nous des voitures au lieu de nous vendre de la honte, au moins vous comprendrez pourquoi les affaires vont mal et vous éviterez ainsi de grossir les files d'attente à vos machines à café, à moins que vous ayez déjà dans l'idée de vous refaire...dans la restauration rapide!
Conversion facilitée par votre longue expérience et votre votre savoir faire dans la fabrication et la vente de merde.
Pendant ce temps là, Bentley me vend du rêve..et ça ne me coûte pas un rond!
vendredi 26 octobre 2012
Bienvenus chez les ch'tis

La différence entre "oh mon dieu c'est le nouvel Iphone" et "Bordel de merde enfin un produit innovant" est très simple quoique subtile, surtout avec les sodomites du département marketing chez Apple, puisqu'elle ne tient qu'à un poil de cul: avec une pomme plus grosse vous obtenez un nouveau produit alors qu'avec une pomme plus grosse vous obtenez un produit innovant.
Subtil,non?
Les plus vifs d'entre vous auront remarqué que c'est aussi subtil que la ligne de défense d'un pédophile qui, au viol d'un enfant, préférera insister sur l'opportunité qu'il a offerte à une parfaite inconnue, et ce, à titre gracieux, de découvrir les joies de l'amour avant de mourir.
En effet, personne n'ignore, époque oblige, qu'il est la victime d'une erreur judiciaire et que la seule coupable est la petite fille qui l'a aguiché comme une vulgaire chiennasse en relevant sa jupette Jacadi toutes les cinq minutes dans le square pour remettre en place une culotte trop grande, (sa mère, ayant sans doute bénéficié d'une promotion de type Sloggi, a du en profiter pour prendre de l'avance ou la fille, lasse de se faire insulter de bouboule dans la cours de récré a sans doute perdu beaucoup de poids), qui, avec ses déhanchés lubriques, (dûs à l'incapacité des pères, symbolisée par des quintes de toux subites, au moment où ils doivent expliquer à leur(s) petite(s) fille(s) que dans la chorégraphie "I'm sexy and I know it" des LMFAO, les slips ne contiennent ni de pommes ni de patates), finissant invariablement par se coincer dans la raie des fesses comme un string et que l'on devinait aisément au travers de ses petits collants blancs Petit Bateau.
La grande force du marketing c'est quand, après des années de gavage et d'enculades, une marque est parvenue à vous convaincre que tout produit nouveau est forcément innovant!
Sans le savoir, vous êtes devenu l'homophobe de base parti niquer de la brésilienne au bois de Boulogne en ignorant que c'est Rosario dos Santos et Carvalho, ancien vendeur de cigarettes à l'unité à Copacabana venu à Paris vivre de son "art", qui vient de vous tailler La pipe que votre femme ne vous taillera jamais et non pas Maria, comme il se fait appeler, l'ancienne hardeuse ayant fuit Rio à cause de la censure et des menaces de mort d'un sombre groupuscule catholico-maçonnique, (fondé par de vrais maçons et non pas des francs maçons, la nuance est capitale pour une meilleure compréhension de son destin brisé).
Tout aussi débile, voire plus, car la supercherie est ici beaucoup plus évidente, vous avez l'innovation qui, en dépit d'une communication dithyrambique et des millions engloutis dans l'élaboration et la planification d'une hystérie collective, demeure aussi inutile et intrigante que la ligne de défense du pédophile précédemment cité.
Pour illustrer ces propos, je me servirai donc de la dernière campagne de publicité
pour les déodorants Rexona où le nouveau produit est censé être innovant de cette innovation qui fait qu'un homme ne sera plus jamais le même avant et après!
Pour les amoureux des mots, j'ai dit "censé" comme j'aurais dit "un curé est censé dire que les voies du Seigneur sont impénétrables au lieu de passer son temps à vérifier que celles des enfants ne le sont pas".
Que les connards qui ont pensé, vendu, réalisé et commercialisé ce triple jet m'expliquent l'intérêt de cette "innovation" car, à moins d'être défoncé comme feu Amy Whinehouse, torché comme un chômeur en fin de droit au moment où il va abattre toute sa famille avec la carabine dont son père et son oncle se servaient pour le sodomiser, ou d'être en pièces détachées comme un champion para-olympique, il n'est ni techniquement ni humainement possible de rater ses aisselles au moment de les vaporiser de déodorant!
Enfin, le choix d'un sportif comme support visuel, en l’occurrence Sébastien Loeb torse nu,(l'homme dont la fameuse-combinaison-sportive-hydrofuge-recouverte de plus de logos de marques qu'une Fuego de merdes de pigeons sous un platane au bout d'un an, est aussi omniprésente, (qu'il se rase, mange, dorme, baise ou roule en Citroën), que les mains palmées de Mark Harris dans chaque épisode de l'Homme de l'Atlantide),est bien le signal fort qu'on s'adresse aux cons de base, à la merdasse décérébrée, (qui claque sa paye aux paris sportifs dans les bars PMU dans l'espoir de s'offrir, avant d'en finir avec une vie de merde de compèt', la dernière Scénic toutes options ou autre corbillard pour vagins dilatés par une famille nombreuse), qui était bel et bien capable de s'asperger les épaules ou les yeux du gosse suspendu au lavabo, venu voir son père se raser, au lieu des aisselles avant que ce produit aussi nouveau qu'innovant n'ait été mis sur le marché pour le sauver,comme Jésus en son temps, ou plus récemment Danny Boon avec les chômeurs, les pédophiles et les consanguins!
Pendant ce temps, l'association des pédophiles de Lourdes n'a même pas pensé à profiter de la crue providentielle: cours de "marcher sur l'eau", bouées "arche de noé" et sachets de boue bénite!
Ils devaient être trop occupés à jeter leurs petits Grégory.
vendredi 7 mai 2010

A force de fréquenter les terrasses de café pour rédiger mes articles, vous allez finir par vous demander si je n’ai pas des actions dans les cafés Richard ou si le figurant qui se fait appeler El Gringo par les commerciaux de Jacques Vabre, suant comme des porcs dans leur chemise en lin équitable, (alors qu’en réalité il doit avoir un prénom à la con d’éleveur de lamas, du genre Pablo, et toucher une pension d’invalidité qu’il dilapide au bistrot du coin et qui s’y connaît autant en café que moi en opium), n’est pas un lointain cousin décédé d’une infection urinaire mal soignée par le shaman du coin à qui je rend hommage fréquemment ou la figure du père que je n’ai jamais eu…
Toujours est il, que, pour moi, les garçons de café sont les derniers témoins d’une époque où « la France d’en bas » n’était pas encore une insulte et où Doisneau et Prévert y trouvaient une poésie là où d’autres n’y verront plus que des éponges à vin de table, friands de gourmettes en argent, de châtiments corporels et de voitures françaises.
Parmi tous, il est un qui m’a marqué. Il déambulait le dos droit et les bras écartés comme un culturiste, la tête baissée comme un boxeur et les cheveux plaqués comme un chanteur disco sur le retour, alors qu’il était taillé comme un poulet de batterie, avec cette arrogance du type qui a inventé le café ou qui s’imagine avoir une place vitale dans l’équilibre de la société de consommation au point de ne plus savoir comment gérer la pression due à son rang et d’en être complètement ravagé de tics nerveux et d’en avoir une peau aussi rugueuse et crevassée que le vagin d’une chèvre à légionnaires ayant été mal soignée par le sorcier local de garde, (l’autre étant très certainement parti s’acheter des cigares à Cuba), avec de l’huile d’olive ou des excréments de porc, pour avoir confondu vérole et acné.
Qu’ils aient une tête d’ovule ou un QI d’assiette jetable, qu’ils exercent dans un bar à putes, un PMU ou un carré VIP, ils ont tous en commun au moins une chose : l’éternel nœud papillon qui leur confère immanquablement cet air de survivants du Titanic !
Je dois vous avouer que je n’y avais jamais et n’y aurais sans doute jamais non plus prêté la moindre attention, (considérant qu’il ne s’agit là que d’un élément de la panoplie de serveur, à même titre que les varices ou le regard de dresseur d’ours caucasien), si une affiche de la campagne de Dolce&Gabbana ne l’avait rappelé à mon bon souvenir !
Aussitôt dit, aussitôt fait, je me plongeai dans Google, plus utile et surtout moins cher que ces encyclopédies vendues en porte à porte à des ménagères en surpoids ou en fin de droit par des « y’a pas besoin de faire HEC pour savoir vendre parce que le don, tu l’as ou tu l’as pas » capables de vous vendre une chemise Torrente avec la même grâce qu’un vendeur de chouchous ou de marrons grillés indien ou des étudiants prêts à tout pour se payer des vacances à Ibiza, pour en apprendre l’histoire, l’art et la manière de le nouer et bien sûr connaître les endroits où l’on peut en acheter et à quel prix !
« Le nœud papillon est obligatoire avec un smoking », « sa largeur ne doit pas excéder la distance entre les deux yeux », voici le genre de phrases, glanées ça et là, au hasard des errances de ma souris et des liens en surbrillance, véritables pourboires informatiques, qui en plus d’avoir le don de m’exaspérer, me donnent la désagréable impression que la plupart des sites incriminés, prétendument axés sur les tendances et regorgeant de conseils vestimentaires aussi pointus et radicaux que les designers de Conforama, sont tenus par des poules qui n’oseront jamais contredire Marie Claire !
Nonobstant la frilosité de ces conseils, proches d’une hypothermie intellectuelle qui ferait passer le réchauffement climatique pour une manifestation des maux de tête de la terre à force d’être piétinée par un tel ramassis de cons qui, à l’instar des tacticiens du sport, accessoirement piliers de bar PMU, pensent que tout n’est que question que de phrases bien senties, le nœud papillon pourrait très prochainement effectuer un retour en force et en grâce, comme la moustache en son temps, à condition de l’oser dans sa version authentique, c'est-à-dire à faire soi même et non pas acheté dans un magasin de farces et attrapes H&M, qui vous donnera un faux air d’avion à hélices et confirmerait la vision « audiardesque » à votre propos en affirmant que si les cons volaient, vous seriez chef d’escadrille !
Ajoutez-y une pile LR6, un moteur et un gicleur et vous aurez au moins l’élégance de faire rire les enfants en été !
mardi 4 mai 2010
"putain, con!" ou "fuck you man!" ?

De ma tendre jeunesse au Portugal je garde le souvenir ému des longues après-midis devant des films étrangers non doublés et sous titrés diffusés à la télévision ainsi que le charme désuet de la prononciation portugaise des journalistes en citant des noms de ministres ou présidents français, avec ce style inimitable du gars qui a l’arrogance de croire, (d’une part parce qu’il est journaliste et non pas maçon ou carreleur comme ses consanguins de concitoyens et d’autre part parce que, son oncle, maçon ou carreleur, a vécu et travaillé suffisamment longtemps en France pour savoir comment on prononce Mitterrand ou Chirac correctement), qu’il est parfaitement bilingue de naissance, voire génétiquement trilingue !
L’avantage des films en V.O, abstraction faite d’une traduction aléatoire et approximative, voire phonétique qui ferait passer le Portugal pour une sombre ethnie amazonienne, est, qu’en plus de permettre au commun des mortels d’entendre la vraie voix envoûtante d’un George Clooney, vous avez surtout l’exactitude de l’émotion véhiculée par le jeu d’acteur, qui, malgré tout, permet à ceux et celles qui maîtrise l’anglais comme un vendeur de soupe de pois chiches sur la place Djemaa el Fna, de, à défaut de comprendre l’histoire du film, au moins d’en comprendre qui et le méchant et qui est le gentil !
Difficile en effet, dans certains pays, de frémir à l’écoute de l’écarté de cuisses de Sharon Stone quand on sait que les voix des acteurs et actrices sont entièrement doublées…par des hommes !
A moins d’y être né et d’y avoir grandi, je ne conçois pas, et ce en dépit d’une imagination aussi débordante que les couilles d’un condamné à mort, qu’un homme, avec ou sans moustaches, puisse être excité en voyant une femme dire à un homme, avec la voix d’un homme ne l’oubliez pas, « lèche moi la chatte » quand la même voix lui répond « t’aimes ça salope ! » en lui mettant une fessée qui laisse les empreintes de la bague et de la ligne de vie !
Malgré tout, et à même titre qu’un film, (si le terme est exact), bollywoodien où les jeunes filles amoureuses, entendez les pucelles prêtent à se faire déchirer l’hymen, dansent comme des connes avec leurs amies, vierges elles aussi, dans des champs sans fin pendant que leur chéri, excité comme des vaches sacrées devant un taureau espagnol, se défoulent dans des combats de rue aussi précis et crédibles qu’une fausse Breitling, le tout entrecoupé de chants féminins aigus et saturés au point de dépuceler tout un car de vierges rurales, venues à pied ou a dos de mulet, présentes dans la salle de cinéma de quartier en 3D, c'est-à-dire avec des murs et un toit, je pense que ces films à doublure exclusivement masculine à l’ambiance schizophrène, sont une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie, histoire au moins de rire un dimanche de pluie en hiver quand votre copine a ses règles et que votre compte est bloqué!
Sans conteste, le point fort des films en VO, pour les amis de la mule, c’est qu’ils sont bien plus faciles à trouver sur internet, en exclusivité mondiale, que la version français-canadien, qui du fait de la minorité de la demande, (et oui, elle est bien loin l’époque dorée où, pour se choper de la comtesse, il suffisait de parler français), sont aussi difficile à trouver qu’une vierge de plus de six ans en Thaïlande ou des pièces détachées pour orphelins haïtiens !
Sans oublier bien sur, la star du cinéma américain, leur produit phare, leur n°5 Chanel, le grand, l’unique, la raison d’être du cinéma parlant, le point d’exclamation de chaque phrase de chaque dialogue, le « peuchère » de Pagnol, le « putain » de Renaud, j’ai nommé le « FUCK » qui, malgré toute la bonne volonté du monde des traducteurs, n’aura jamais le même impact que dans sa version la plus originale qui soit et pour cause, on parle ici d’Al Pacino dans Scarface et surtout du langage de l’âme et vu que les français maîtrisent de moins en moins bien le français, autant investir dans les sous-titres, au moins, ils apprendront l’anglais !
Inscription à :
Commentaires (Atom)






















